Regards sur les pôles

30 janvier 2012

Affaires publiques–Les clusters éco-technologiques

Publié le 26/01/2012

Les clusters – concentration d’entreprises interconnectées, sur une même zone géographique et dont les activités sont potentiellement complémentaires – ont tendance, depuis le Grenelle de l’environnement, à verdir. Certaines régions ont d’ailleurs initié depuis quelques années des clusters éco-technologiques. Ils se caractérisent notamment par leur jeunesse, leur volonté d’expansion et leur composition avec, en leur sein, une grande majorité de PME. Tous ne sont pas sur une thématique très étroite ; certains privilégiant au contraire un positionnement assez généraliste, toujours en lien direct avec des problématiques environnementales.

En France, les clusters en général, et les clusters éco-technologiques en particulier, sont souvent voulus et initiés par des acteurs institutionnels, majoritairement les régions, dans le cadre de leur politique de l’emploi et de soutien aux entreprises. Le Grenelle de l’environnement et les différentes initiatives vertes prises à l’échelon gouvernemental ont eu un vrai impact sur ce plan. Une minorité de ces clusters se structurent par la volonté d’entrepreneurs. Durapôle appartient à cette dernière catégorie. Il s’agit d’un cluster éco-technologique, spécialisé dans l’environnement et les filières vertes, bien particulier du fait que les pouvoirs publics ne sont intervenus en aucune façon dans sa création.

Il est né de l’initiative de plusieurs PME du plateau de Saclay, notamment Force-A, qui est une entreprise dans le domaine de l’agriculture raisonnée, et Leosphère qui est spécialisée dans l’analyse de l’air. Une plateforme d’Initiative locale, Scientipôle Initiative, a accordé un prêt d’honneur aux deux entreprises. A partir de là est née l’idée de créer un regroupement de PME dans le secteur des cleantech.

“Une association a été créée et nous nous sommes ainsi émancipés de Scientipôle, précise Alexandre Sauvage, président de l’association qui pilote Durapôle. Nous avons certains partenaires mais qui ne revendiquent pas de pouvoir au sein du conseil d’administration. Nous sommes l’un des très rares mouvements de ce type gouvernés exclusivement par des patrons de PME, qui sont également les principaux bénéficiaires des actions de Durapôle.

Nous nous débrouillons seuls. A titre d’exemple, la Région n’intervient en rien dans notre mode de fonctionnement.

Chez nous, chacun amène un petit peu et repart avec un peu plus. Nous pouvons également nous définir comme une coopérative.” Les entreprises adhérentes travaillent sur de l’innovation à très forte valeur ajoutée dans le domaine de l’éco-technologie. Aujourd’hui, le cluster Durapôle compte une trentaine d’entreprises.

Nés de la volonté des régions

Le cluster Rhône-Alpes Eco-énergies a pour sa part une genèse plus classique. Il a été créé en 2007 par la région Rhône-Alpes. Ce cluster est la résultante de la politique de développement économique territorial initiée par la Région. Des secteurs cibles ont été choisis comme l’automobile, les jeux vidéo, la lumière, l’éco-bâtiment ou encore l’industrie de la montagne. Tous ces clusters doivent respecter le même cahier des charges, à savoir le développement des entreprises au plan commercial, international et de l’innovation. Le cluster Rhône-Alpes Eco-énergies compte aujourd’hui 200 membres et est spécialisé sur les techniques de construction éco-technologiques.

“Nous avons un bon nombre d’adhérents pour maintenir une qualité d’animation satisfaisante. Sinon il faudrait revoir la dimension de l’équipe d’animation. Nous sommes là pour aider les entreprises à travailler ensemble et à développer des projets communs”, souligne la directrice du cluster, Isabelle Servais. Les adhérents sont des entreprises qui travaillent sur la conception ou encore des architectes en bureau d’étude. Certaines de ces PME sont positionnées en aval comme, par exemple, des installateurs d’équipement solaire. “Nous avons parmi nos membres tous types d’acteurs et c’est de cette diversité que naît notre vocation à soutenir des projets commerciaux collaboratifs. Une de nos valeurs ajoutées est de faire se rapprocher ces PME”, souligne Isabelle Servais.

Le cluster Ecopôle Lorraine a également été initié par l’exécutif régional en 2007 avec comme philosophie de créer une dynamique à même de conquérir de nouveaux marchés. D’une étude, financée par la Région, sur l’ensemble des activités liées à l’environnement, ont émergé trois filières. “La Région a initié ces filières mais son rôle n’est pas de les animer au quotidien. Nous cofinançons certains plans d’action mais ensuite, c’est aux industriels de s’approprier les projets”, souligne Sophie Torloting, chargée de mission innovation au conseil régional de Lorraine.

La première de ces filières, baptisée Hydreos, concerne la gestion des eaux qui a abouti en 2010 à une labellisation “Pôle de compétitivité”. La deuxième a pour thématique l’éco-construction. L’un des objectifs était de travailler sur de nouvelles technologies utiles pour la conception et la fabrication d’éco-matériaux. Cette structure existe toujours mais arrive en fin de programme d’activité. La troisième filière du cluster, baptisée Elfi (Ecopôle Lorraine friches industrielles), connaît une dynamique plus forte que celle dédiée à l’éco-construction. Elle a pour thématique la gestion des friches industrielles, ce qui constitue un enjeu important pour la région.

“Cette filière résulte de la prise de conscience par les élus de la région que la non-reconversion des nombreuses friches industrielles de Lorraine générait un véritable manque à gagner. Le cluster Elfi compte une dizaine d’adhérents dont deux organismes de recherche. En 2010, nous avons mené une étude établissant un état des lieux des friches industrielles de la région. Nous avons alors étudié leur potentiel de reconversion à la lumière de différents exemples étrangers”, explique Sophie Groeber, animatrice du cluster Elfi. Le travail réalisé au sein du cluster a permis notamment de sélectionner un certain nombre de ces friches afin d’expérimenter des techniques de dépollution des sols.

Innovation collaborative

Les objectifs des différents clusters éco-technologiques apparaissent, dans leurs grandes lignes, assez proches les uns des autres : la captation de nouvelles parts de marché, la création d’emplois et la mise sur le marché d’innovations.

L’un des deux axes structurants du cluster Durapôle est l’innovation collaborative, en d’autres termes : développer ensemble des produits. “L’intérêt est de faire travailler ensemble des acteurs qui ont des niveaux de maturité un peu similaires et qui vont faire de l’innovation très en amont ou très en aval. En amont, c’est l’équivalent de ce qui peut se faire au sein d’un pôle de compétitivité avec un laboratoire de recherche avec des projets de trois ou quatre ans, le dépôt de brevet, etc.”, poursuit Alexandre Sauvage. La collaboration se fait également très en aval : deux entreprises ont chacune un produit catalogue et elles développent alors un troisième produit qui est le résultat du mariage des deux premiers. Cela peut générer des offres uniques au monde.

Le deuxième axe est la mise en marché collaborative. “Une fois que nous avons fait de l’innovation ensemble, nous la portons sur le marché. Nous allons ensemble sur des salons. Cette démarche commune permet de réduire les coûts et de nous rendre plus visibles. Par ailleurs, nous réalisons ensemble des opérations de communication. Nous avons, bien entendu, un site Internet”, détaille le président de l’association qui gère le cluster Durapôle.

Une délégation de Durapôle va prochainement rencontrer le vice-maire de Pékin afin de lui présenter une offre commune dans le domaine de l’eau. Parallèlement, des délégations d’acheteurs sont invitées. “Nous venons d’accueillir une délégation de la région de Genève pour leur présenter une offre dans les services environnementaux. En l’occurrence, huit entreprises du cluster ont présenté leur offre, l’impact est beaucoup plus fort. L’offre est complète, plus crédible et cela tend à rassurer les acheteurs potentiels. Donc, dans ce domaine du développement commercial collaboratif, il est possible de faire beaucoup de choses. Les projets de ce type vont se multiplier au fur et à mesure que nous allons faire entrer des membres, poursuit Alexandre Sauvage. Nous allons de plus en plus solliciter les laboratoires de recherche afin de faire du transfert technologique. Notre objectif est de tirer ces technologies vers l’extérieur pour les transférer vers les PME de notre cluster. Souvent, les laboratoires ne savent pas comment donner accès à leur catalogue de recherche. Nous souhaitons mettre en relation ces entrepreneurs avec ces technologies.”

Selon ses promoteurs, Durapôle devrait contribuer à la création d’environ 3 000 emplois très qualifiés d’ici 2014.

Le cluster vise l’augmentation de 20 à 30 % du chiffre d’affaires à l’export de ses membres. L’objectif est de parvenir à une centaine de membres en 2014.

Pour sa part, le cluster Rhône-Alpes Eco-énergies a davantage axé sa politique sur le travail en réseau des entreprises qui le constituent que sur l’innovation en tant que telle. Parmi les actions fortes du cluster, notons une politique d’appel à candidature pour la création d’un groupement d’entreprises afin qu’elles puissent répondre ensuite à des appels d’offres en commun. L’objectif principal de l’équipe opérationnelle du cluster est de faire le lien entre les différentes entreprises adhérentes.

“Notre mission est très différente de celle des pôles de compétitivité. Nous, nous sommes bien sur le  développement commercial des entreprises et n’avons donc pas de laboratoire de recherche parmi nos membres. Quand nous travaillons sur de l’innovation, c’est dans la phase de mise sur le marché, c’est-à-dire très en aval, tient à préciser la directrice de ce cluster éco-technologique, Isabelle Servais. Les PME répondent très favorablement à nos initiatives car structurellement elles ont besoin d’échanger. Elles ne peuvent pas fonctionner seules. Le marché du bâtiment fonctionne beaucoup par réseau, d’où la nécessité de se faire connaître et d’échanger. Et ceci est difficile pour une TPE s’il n’existe pas une structure ad hoc. Lors d’une réunion, elle va avoir la possibilité de rencontrer une centaine d’autres membres.”

L’un des projets phares du cluster, à savoir l’appel à candidature pour la création et l’accompagnement de groupements d’entreprises, va se traduire notamment par la mise en place d’une place de marché. L’objectif est que cette place de marché, qui sera exclusivement à destination des professionnels, devienne une véritable vitrine pour les entreprises.

Le renforcement des liens entre différents clusters éco-technologiques fait partie des grands objectifs de certains acteurs. C’est le cas d’Hydreos. “Il existe un autre pôle spécialisé sur l’eau dans le sud de la France avec qui nous partageons des liens très étroits. Ils sont présents dans notre gouvernance et réciproquement, précise Georges Pottecher, directeur général d’Hydreos. Nous avons même une charte de collaboration pour toutes les actions de niveau national et international. En 2011, les actions communes ont été assez limitées car nous étions en phase de structuration. Cette année, ces dernières seront plus nombreuses. Par ailleurs, nous avons entamé une collaboration intéressante avec un cluster qui s’appelle Eco-Origine, qui a d’ailleurs cherché comme nous à être pôle de compétitivité en 2010. Ils sont spécialisés dans le domaine de l’ingénierie des écosystèmes.

Nous avons notamment contribué au soutien de l’un de leurs dossiers sur le soutien aux filières industrielles.”

Un partage de réseaux et d’expériences

Pour que les entreprises participent activement à la vie du cluster, et puissent en retour en retirer des bénéfices, les responsables de l’animation de ces structures sont amenés à mettre en place différentes prestations sur un plan plus ou moins informel. A titre d’exemple, les PME adhérentes à Durapôle bénéficient d’un véritable partage d’expérience, notamment dans le domaine des financements. La plupart d’entre elles ont besoin de lever des fonds afin de poursuivre leurs travaux. Les entreprises du cluster qui ont déjà un peu d’expérience dans le domaine vont partager leur carnet d’adresses.

“Une PME qui va voir un fonds de capital amorçage seule avec son business plan pas toujours bien fait sera en bas de la pile, estime Alexandre Sauvage de Durapôle. Nous, à l’inverse, nous invitons des investisseurs. Et au final, ce sont eux qui viennent vendre leur offre auprès des différentes entreprises du cluster. Les dirigeants les plus “anciens” sont là pour adouber les plus jeunes qui ont donc l’occasion de présenter leur business plan dans les conditions les plus favorables. Ils sont d’autant plus crédibles auprès des investisseurs.”

Au sein de Durapôle, l’esprit même du travail collaboratif est appliqué à différents niveaux. Du fait du climat de confiance instauré entre ces PME, les adhérents n’hésitent pas à partager leurs réseaux relationnels ainsi que certaines de leurs ressources. Certains outils techniques qui peuvent coûter extrêmement cher comme une chambre thermique, un laser ou encore un oscilloscope sont mis en commun. Un intranet collaboratif a été mis en place.

Hydreos, quant à lui, propose à ses adhérents d’autres services comme de la mise en relation au niveau national et international, la réalisation de différents diagnostics (dans les domaines du marché, des partenariats, du financement, etc.) ainsi qu’une veille technologique, scientifique et réglementaire.

Le cas “Hydreos »

Un cluster labellisé pôle de compétitivité

Le projet a émergé en 2008 sous l’impulsion du conseil général des Vosges qui a souhaité constituer un pôle sur les métiers de l’eau. Sur ce projet, se sont rapidement greffés Nestlé Waters et les universités de Nancy et de Metz. La mayonnaise a vite pris et nombre de PME travaillant dans ce domaine se sont jointes à ce que l’on peut dès lors dénommer un cluster. Afin de bénéficier de davantage de moyens, permettant notamment une meilleure structuration, une demande de labellisation comme pôle de compétitivité a été déposée et validée en mai 2010.

Dès l’origine, les ambitions de ce cluster devenu pôle de compétitivité ont été de valoriser l’expertise sur l’eau au niveau mondial, de renforcer les positions des industriels français sur le marché des eaux urbaines et, enfin, de soutenir le développement de l’industrie et de l’agriculture par une utilisation raisonnée de l’eau.

Aujourd’hui, la labellisation a permis d’accéder à une vraie maturité et de travailler sur des axes forts qui sont la maîtrise des polluants, les réseaux pour transporter l’eau, l’ingénierie des écosystèmes et la maîtrise des pollutions agricoles.
“La plateforme Hydreos est forte de 70 membres dont de grands groupes comme Veolia, Saint Gobain Pont à Mousson, Suez Environnement ou encore Nestlé Waters et des PME plus petites, par exemple, spécialisées dans les résines synthétiques pour la fabrication de tuyau de canalisation ou dans l’instrumentation, précise Georges Pottecher, directeur général d’Hydreos. Aux côtés de ces grands groupes, les PME vont logiquement trouver leur place car nous essayons d’aller vers de la certification, ce qui implique d’avoir des référentiels partagés par un grand nombre d’acteurs. Le cas se présente dans les capteurs, l’un des acteurs majeurs nous dit que s’il se retrouve seul ou seulement avec quelques entreprises, cela ne l’intéresse pas. Il faut un panel très large. Autre exemple dans le domaine des équipements de réseaux, donc des canalisations, projet dans lequel l’acteur dominant est Saint Gobain-Pont à Mousson qui ne souhaite pas que cette plateforme soit identifiée à l’entreprise. Il faut qu’elle soit reconnue comme un outil collectif sinon la reconnaissance du produit pourrait être moindre. Donc, nous ne sommes pas inquiets sur la place qui sera réservée aux PME dans cette entreprise.”

Les principaux axes de travail de l’équipe d’animation sont notamment le développement du réseau d’adhérents, la stimulation de projets innovants et structurants et, enfin, le renforcement des liens avec les collectivités locales. “Nos missions sont de faire en sorte que nos adhérents se connaissent entre eux et que des consortiums de projet émergent. Nous réalisons de l’ingénierie financière pour les projets et un travail de communication afin que le travail de nos adhérents soit connu. Notre objectif majeur est de développer un grand nombre de PME exportatrices. Beaucoup de PME sont ancrées sur leur territoire. Il nous faut des moyennes entreprises exportatrices”, conclut Georges Pottecher.

Performance des clusters

Comment l’évaluer ?

La délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires (DIACT) a fait réaliser une méthode d’évaluation des clusters, qui sera, d’ailleurs ensuite appliquée à l’évaluation des pôles de compétitivité. L’objectif est d’évaluer la performance propre des clusters et d’analyser l’efficacité des programmes mis en œuvre. Pour les clusters éco-technologiques, les méthodes d’évaluation sont similaires à celles utilisées pour les autres types de clusters. Différents aspects seront à prendre en considération. Dans un premier temps, l’évaluation portera sur les participants au cluster. Dans quelle mesure les entreprises, les centres de recherche et autres adhérents ont-ils bénéficié des actions du cluster ? A titre d’exemple, les PME d’un cluster vont-elles en retirer les mêmes avantages que les grands groupes qui y adhèrent le cas échéant ? Le cluster lui-même en tant qu’entité sera analysé. Sur ce plan, les évaluateurs se pencheront sur la production générée par le regroupement en cluster, qui n’aurait pas été possible sinon, sur le chiffre d’affaires généré ou encore sur les emplois créés ou sauvés.

Les effets induits des actions menées par le cluster sur son territoire et sur le tissu économique régional seront étudiés, y compris dans d’autres domaines d’activités et donc sur des entreprises non adhérentes au cluster. Car il se produit dans certains cas des effets d’imitation. La gouvernance du cluster, à savoir son équipe d’animation permanente, le conseil d’administration ou encore, lorsqu’il y en a, les différentes commissions ou groupes de travail, sera évaluée. Le rôle de la gouvernance dans l’efficacité du cluster est indéniable. Il apparaît d’ailleurs souvent qu’une modification des structures de gouvernance du cluster influe directement sur les performances de ce dernier. Les programmes des clusters, et leur évolution dans le temps, seront analysés par les évaluateurs, en particulier au regard des objectifs initiaux. Autre question abordée : dans quelle mesure les résultats obtenus par les entreprises adhérentes l’auraient-ils été sans l’appartenance au cluster ? L’évaluation peut aussi prendre la forme d’une auto-évaluation : “Nous sommes en train de mettre en place des tableaux de bord et des indicateurs afin de mesurer l’impact du cluster en termes d’emplois créés. Nous souhaitons mesurer le nombre d’innovations, de produits nouveaux et le niveau du chiffre d’affaires”, explique Alexandre Sauvage, président de l’association Durapôle.

L’une des difficultés de l’évaluation est que les objectifs sont rarement figés et évoluent donc dans le temps. Il est donc peu aisé, et au final pas toujours utile, de les évaluer en fonction des objectifs initiaux. L’évaluation doit permettre d’apporter des réponses à différentes questions, par exemple : les compétences nécessaires existent-elles sur le territoire ou faut-il attirer un plus grand nombre d’acteurs ? L’investissement est-il suffisant ? Les acteurs, une fois réunis au sein du cluster, sont-ils à même de réaliser les objectifs ? L’équipe d’animation assure-t-elle correctement ses missions ? Certaines entreprises du cluster sont-elles trop “dominantes” ?

Projets innovants

Exemples de collaboration

“Nous avons collaboré avec une entreprise du cluster, Aria, qui est spécialisée dans les logiciels de modélisation numérique pour la dispersion atmosphérique. Nous, nous mesurons certains phénomènes dans l’atmosphère comme la force du vent ou la présence de polluants et Aria, par des calculs mathématiques, vont modéliser nos données afin de pouvoir prédire certains événements. Ils produisent notamment des cartes de prévision de la qualité de l’air”, explique Alexandre Sauvage, de Durapôle.

Ensemble, les deux PME ont mené à bien deux projets, pour les Jeux olympiques de Pékin, et à New Dehli pour les Jeux du Commonwealth. La première PME a déployé sa propre technologie, un radar laser, qui mesure en temps réel la présence de polluants dans l’atmosphère. Ces mesures ont été couplées avec le modèle de prévision dans l’espace et dans le temps de l’entreprise partenaire. “Nous avons ainsi créé un outil que personne ne propose dans le monde, puisque c’est la rencontre de deux technologies de pointe et ce, grâce au dialogue entre ces deux entreprises dans le cadre du cluster. De plus, l’investissement a été minime puisque les deux produits existaient déjà”, souligne Alexandre Sauvage.

Les deux PME travaillent sur un nouvel outil qui va analyser comment, par exemple, un panache radioactif va se déplacer dans les quelques heures. Ce produit peut être utilisé pour la surveillance des centrales nucléaires. En cas de danger, une carte de crise peut être établie en temps réel. Il s’agit là d’une première mondiale. Ainsi, ces petites PME adhérentes au cluster peuvent de cette manière multiplier leurs produits alors qu’elles n’ont pas les capacités d’en développer en permanence.

Pour sa part, le cluster Elfi travaille sur deux projets phares, à savoir la dépollution des sols afin de rendre possibles des opérations immobilières sur certains sites. L’autre projet d’importance est l’utilisation de plantes spécifiques dont l’action est dépolluante et qui sont ensuite utilisées à des fins énergétiques. “Notre objectif, sur ce projet comme sur d’autres, est d’en valider les aspects techniques et économiques afin d’en faciliter l’émergence sur le marché”, Sophie Groeber, animatrice du cluster Elfi.

Une action emblématique du cluster Rhône-Alpes Eco-énergies est l’appel à projet éco Energie Innov qui désigne chaque année une dizaine de lauréats sur la base de projets ou services innovants en les accompagnants et en accordant une part de financement dans le développement de ces projets.

Par Cyril André

Voir: http://www.lenouveleconomiste.fr/lesdossiers/affaires-publiques-les-clusters-eco-technologiques-13455/

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Tunisie: Proposition d’actions pour l’émergence du secteur privé tunisien

Par Chekib BEN MUSTAPHA*

• Actions de synergie:

- Mov'n GO: Action visant à contribuer à un accroissement significatif de l'activité internationale des PME de la filière automobile en Ile de France, par une approche collective, une mise en réseau et une mutualisation des moyens et des démarches.

§- A partir des besoins exprimés par ses membres : des actions internationales sur les marché ciblés par les entreprises, une préparation en amont des actions ainsi qu'un suivi post-mission, des ateliers thématiques pays/compétences, l'intervention d'experts en matière commerciale, juridique, business culture, technologique, RH pour faciliter l'accès aux marchés;

§- Des outils de rapprochement entre membres: partage de réseaux commerciaux, partage de structures ou de locaux à l'étranger, réponse collective à des appels d'offres ou appels à projets internationaux, une plateforme électronique pour animer la vie du réseau et susciter des échanges et des partenariats entre membres;

§- Premiers besoins exprimés par les 30 premières entreprises impliquées dans Mov'n GO: un ciblage pays (Allemagne, Inde, Maroc, Canada, Chine), des actions identifiées (export, implantation, joint-venture locale, partenariat, sourcing) et un intérêt pour poursuivre l’expérience (préparation et suivi-post mission, mutualisation salons, VIE, études marché, partage locaux, partage réseaux commerciaux ...).

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- MOOVECO, un programme au service de la mobilité urbaine.

Depuis l'automne 2008, six entreprises, tous membres du RAVY, travaillent sur le développement d'un concept innovant de véhicule urbain. Ce projet concerne des acteurs très différents: le secteur automobile, les opérateurs télécoms, les fournisseurs d'énergie électrique, les fournisseurs d'infrastructure informatique, les sociétés de transports et ou fournisseurs de services de transport (LLD, GPS...). Ce nouveau concept de mobilité urbaine emporte l'adhésion de nombreux organismes publics et le rend éligible à plusieurs appels à projet: DGCIS,

ADEME,...

Ainsi, le RAVY a permis aux six chefs d'entreprise de se connaître au sein d'une commission de travail, de structurer leur projet et de l'amener à maturité pour qu'il puisse être labellisé par le pôle de compétitivité Mov'eo et être lauréat d'un appel à projet lancé par le Conseil général des Yvelines.

Aujourd'hui les six entreprises se sont réunies au sein d'une SAS et finalisent le prototype d'une première plate-forme grâce à des financements publics et privés.

- Un groupe de travail sur les véhicules propres : A partir de mai 2010, le RAVY, à la demande de ses membres a lancé un nouveau groupe de travail dédié au véhicule propre dont les premiers objectifs sont de:

§- Développer une veille économique (étude et prospective du marché, concurrence), technologique (motorisation, batterie, ...) et règlementaire (code de la route, réglementation européenne, classification et réception véhicule) autour de la thématique du «véhicule propre» par la mise en réseau des acteurs de ce marché.

§- Créer un annuaire nominatif actif des acteurs de ce domaine.

§- Favoriser l'émergence, le développement et la coordination de projets collaboratifs franciliens autour de cette thématique.

§- Accompagner les PME/PMI jusqu'à la labellisation de leurs projets par des pôles de compétitivité et particulièrement dans la compréhension des enjeux et du fonctionnement des pôles.

§- Faciliter la mise en relation entre les acteurs publics et privés dans les domaines liés au «véhicule propre»...

2-9-4 Mise en place d’une commission entreprises/enseignement pour définir les formations qui seront nécessaires C’est une phase indispensable. La préparation d’une carte des métiers aidera considérablement la structuration des discussions et constituera la base de la concertation. Cette discussion pourra se faire sur une base nationale, ou, quand c’est possible et c’est préférable, sur une base régionale au cas ou les institutions de l’enseignement supérieur ou de la formation professionnelle de la région sont assez spécialisées et le permettent.

Une telle approche permettra de mettre en évidence les besoins à l’échelle régionale et contribuera à la création d’un cercle vertueux avec la mise à disposition de ressources et de compétences spécialisées qui attireront des entreprises de ce même domaine qui demanderont plus de compétences dans ce domaine et créeront ainsi des pôles régionaux selon une approche «bottom-up», la seule à même de pérenniser et enraciner les résultats.

Le programme pourra assister, dans une première étape, les opérateurs dans la préparation de la carte des métiers et dans la quantification des besoins. Il pourra, dans une seconde étape, suivre les discussions et aider les institutions de formation dans l’adaptation de leurs cursus de formation.

* Enquête IACE
- Tous les articles sur Investissement

Lire aussi :

- Tunisie: Proposition d’actions pour l’émergence du secteur privé (5)

Voir: http://www.webmanagercenter.com/management/article-115333-tunisie-proposition-d-actions-pour-l-emergence-du-secteur-prive-tunisien-6

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Jacques Chauvet, VRP de luxe

En tant que nouveau directeur général de Mov'eo, Jacques Chauvet, ex-responsable de la région Euromed pour Renault, apporte au pôle de compétitivité une vision internationale. Son rôle sera notamment de développer la visibilité mondiale de Mov'eo, et d'exporter les compétences de ses membres sur les marchés clés de l’industrie automobile.
 
Après le changement de président, Mov'eo vient d'élire Jacques Chauvet comme directeur général, en remplacement de Michel Gigou. Le Pôle de compétitivité en R&D Automobile et Transports publics justifie ce choix par le profil très international de Jacques Chauvet. En effet, ce dernier occupait le poste de vice-président senior, responsable de la région Euromed, chez Renault, pour toutes les opérations, incluant notamment le nouveau projet d'usine à Tanger. Cette fonction l'amenait à occuper les mandats de président de Dacia (en Roumanie), de Oyak Renault (en Turquie), de RTM et SOMACA (au Maghreb).

Ainsi, selon Mov'eo, l'expertise de Jacques Chauvet apportera "un atout indéniable pour nouer des partenariats, développer la visibilité mondiale du pôle et exporter les compétences de ses membres sur ces marchés clés de l’industrie automobile."

Le rôle de l'organisme consiste à développer des projets collaboratifs innovants, pour renforcer la compétitivité internationale des entreprises françaises et des territoires. Les thématiques abordées sont variées, et bien sûr le véhicule électrique concentre l'attention des entreprises, sur de multiples aspects.

Par exemple, le projet AVELEC, Acoustique des Vehicules ELECtriques, travaille sur l'ingénierie acoustique des VE, à l'intérieur du véhicule et vis-à-vis de l'environnement (piétons). Autre projet, Compacité vise à introduire une nouvelle approche - mécatronique – dans le domaine du compresseur électrique, pour qu'il soit plus compact et à basse consommation, afin d'assurer la climatisation des véhicules électriques (VE).

La liste des projets se montre bien sûr trop longue pour être entièrement détaillée. Depuis sa création, en 2006, Mov'eo a labellisé 262 projets de R&D, dont 130 ont reçu le soutien des pouvoirs publics, à hauteur de  216 millions d'euros.

Voir: http://www.journalauto.com/lja/article.view/13062/jacques-chauvet-vrp-de-luxe/6/services

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Le pôle pégase et Pôle emploi main dans la main

Publié le mardi 24 janvier 2012

Le Pôle de compétitivité aéronautique Pégase et Pôle emploi ont présenté ce matin un bilan de leurs deux années de partenariat.

Les deux organismes ont accompagné 53 entreprises membres du pôle de compétitivité dans leur processus de recrutement, permettant ainsi de concrétiser 264 embauches au titre de l'année 2011.

A noter que le forum aéronautique organisé en mai dernier à Marignane sera reconduit en 2012, mais après les élections et peut-être à Sophia Antipolis.

J.-L.C.

Voir: http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/le-pole-pegase-et-pole-emploi-main-dans-la-main

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Pôles de compétitivité: santé fringante pour BioWin

Mardi 24 janvier 2012

(Belga) BioWin, le pôle de compétitivité wallon des sociétés biotechnologies et de la santé, est celui des six pôles wallons appelé à se développer le plus dans un proche avenir, a estimé mardi Luc Vansteenkiste, le président du jury des pôles de compétitivité.

BioWin, qui travaille sur les biomarqueurs et les diagnostics "in vitro" et "in vivo", les inflammations, le cancer du cerveau, etc, a vu son financement dans le cadre des pôles de compétitivité passer de 52,4 millions d'euros à 104 millions en moins de deux ans (dont 88 millions à charge de la Région wallonne, le reste du privé).

"BioWin a démarré en flèche, de manière très professionnelle", a souligné M. Vansteenkiste, ancien président de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), en commission du parlement wallon. D'autres pôles de compétitivité, tels que les pôles agricole ou de transport logistique, démarrent plus lentement en raison de leur structure basée sur des acteurs entrepreneuriaux plus petits, a-t-il ajouté. Il a demandé "un peu de patience" pour ces pôles, appelés à engranger davantage de résultats dans quelques années. BioWin est actuellement le 3e pôle de compétitivité en investissements, derrière MecaTech (ingéniérie mécanique, 200 millions d'euros) et SkyWin (aéronautique et spatial, 134 millions). "L'évolution est profonde si l'on remonte à 5 à 10 ans d'ici ; à l'époque, la collaboration entre universités et entreprises était considérée comme un crime, comme si les chercheurs se vendaient aux entreprises", a commenté M. Vansteenkiste. (MUA)

Source: Belga

Voir: http://www.levif.be/info/belga-politique/poles-de-competitivite-sante-fringante-pour-biowin/article-4000034296252.htm

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Ce que nous proposons pour réindustrialiser la France

Nous prenons le parti des solidarités. Et la première des solidarités, qui est aussi la première des préoccupations des Français, c'est l'emploi. Or, en dix ans, 800.000 emplois industriels ont disparu dans notre pays.

La production manufacturière française régresse.

Aujourd'hui, ce sont près de 10 millions d'ouvriers, de techniciens et d'employés qui ne croient plus à la politique, parce qu'ils se sentent abandonnés face au chômage.

Pour réindustrialiser la France, nous devons tout à la fois rétablir la compétitivité de notre appareil productif, développer des financements pour nos entreprises de taille intermédiaire (ETI) et adopter une gouvernance adaptée aux économies du XXI e siècle.

Il faut d'abord améliorer la compétitivité de nos entreprises, permettant ainsi de résorber notre grave déficit du commerce extérieur. Notre politique industrielle doit avoir pour principale ambition de développer le nombre et le volume de nos ETI. La France ne compte actuellement que 4.700 ETI (dont à peine 380 entreprises de plus de 1.000 salariés ; 64 % des ETI ont moins de 500 salariés), contre 16.000 en Allemagne. Nous avons le projet de doubler ce nombre au cours des dix prochaines années, parce que ces entreprises moyennes sont la principale source d'innovation, de compétitivité et d'emplois qualifiés.

Cela passe par un transfert progressif à travers un « mix » fiscal complet, de l'ordre de 2 % du PIB, des cotisations sociales qui pèsent sur les salaires. Ce basculement générerait un gain significatif pour l'emploi et la croissance. En effet, un abaissement des cotisations sociales de cet ordre devrait permettre une augmentation de plus de 2 % de PIB et la création d'environ 600.000 emplois à l'horizon 2015-2020.

L'amélioration de la compétitivité doit s'accompagner d'une réorganisation du financement des ETI et des PME. Pour se développer, une entreprise moyenne a besoin de capital. L'émission d'actions sans droit de vote souscrites par un établissement financier public spécialisé est une première piste à explorer.

Un fonds national d'investissement en fonds propres dans les PME-ETI de 15 milliards d'euros doit être mis en place en priorité. Nous devons également promouvoir un amortissement dégressif et favoriser un meilleur accès aux prêts pour assurer la trésorerie et le besoin en fonds de roulement (BFR) nécessaires en période de croissance.

Au-delà, il nous faut également décentraliser la politique d'innovation industrielle, comme le préconise François Hollande. La création de banques régionales d'investissement, de fonds de capital-risque régionaux et d'un livret industriel et d'innovation (sur le modèle du Livret A) faciliterait le financement des ETI-PME... 5 % des fonds de l'assurance-vie pourraient être dédiés à l'industrie et à l'innovation.

Des financements européens doivent aussi être apportés, avec l'aide de la banque européenne d'investissement

(BEI), par une Agence européenne d'investissement, financée par l'émission d'eurobonds ou de « projectbonds » à hauteur de 1.000 milliards d'euros. Une structuration en une cinquantaine de pôles de compétitivité européens à vocation mondiale devra être mise en place. Une réorientation significative des fonds structurels européens en direction de l'industrie et de l'innovation doit absolument être effectuée.

La gouvernance de l'entreprise doit être organisée autour d'un dialogue social positif et créatif avec la participation du personnel au conseil d'administration ou au conseil de surveillance des entreprises à partir d'une certaine taille.

La gouvernance de notre politique industrielle et d'innovation mérite également d'être repensée. L'Etat doit se positionner en stratège et définir les orientations de politiques industrielles à travers la création d'un ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de l'Innovation et de l'Industrie (un Miti à la française du XXI e siècle).

Des programmes structurants comme l'aéronautique, le spatial, le nucléaire, l'électronique, reconduits sur plusieurs décennies, ont forgé notre politique industrielle. Demain, de nouveaux programmes - tournés vers la croissance verte -peuvent être lancés dans le domaine des énergies renouvelables, des matériaux et des nanotechnologies, de la santé et des biotechnologies, de l'environnement et des « cleantech ».

Le relais européen est ici indispensable. Aussi devient-il urgent que l'Union se dote de politiques beaucoup plus actives sur le plan industriel comme environnemental.

Tels sont les principaux axes qui devraient composer notre nouvelle politique industrielle.

Michel Destot est député-maire (PS) de Grenoble et président d'Inventer à gauche ; Roger Godino, ancien doyen de l'Insead, est vice-président d'Inventer à gauche.

Voir: http://www.lesechos.fr/opinions/points_vue/0201854032585-ce-que-nous-proposons-pour-reindustrialiser-la-france-278 311.php

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Le Pôle de compétitivité Derbi s’ouvre à Midi-Pyrénées pour devenir Sud-Ouest

22 janvier 2012 
  
Le pôle de compétitivité Derbi, dédié au Développement des Energies renouvelables dans le Bâtiment et l’Industrie basé à Perpignan, prend racine en Midi-Pyrénées. Il a signé le 19 janvier une convention de partenariat avec la CCI de Région.
Occupés par la première manifestation de la Jeco, la journée des Eco-entreprises, les locaux d’Entiore ont négalement abrité une signature qui fera date dans l’histoire du bâtiment en Midi-Pyrénées. Elle associe le Pôle de compétitivité Derbi, dédié au Développement des Energies renouvelables dans le Bâtiment et l’Industrie du Languedoc Roussillon, aux entreprises régionales.

Cette convention de partenariat inter-régionale, permet au pôle de s’extraire de ses limites géographiques languedociennes, pour transmettre aux entreprises de Midi-Pyrénées leurs atouts en matière d’information, d’accompagnement, de valorisation. Pour Monique Polit, vice-présidente, « le Derbi apportera ses conseils aux entreprises innovantes, les aidera à trouver des sources de financement, dans l’élaboration des dépôts de dossiers auprès des financeurs, qu’ils soient régionaux, ou du Fond Unifié Inter-entreprises. »

Le Derbi ouvrira aussi aux entreprises adhérentes les formations qui leur manquent dans le bâtiment et l’industrie. Pas de locaux pour l’instant pour représenter ce pôle, mais « Anne-Lise Salomé, chargée de projet MPI, sera présente à Toulouse pour répondre aux entreprises.  »

Cette convention, qui place la CCIR comme un relais entre Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, permettra aussi aux entreprises régionales de transmettre leurs compétences en matière d’énergies renouvelables.

Une fois actée, cette extension midi-pyrénéenne du Pôle Derbi, doit passer entre les fourches du comité inter-ministériel, recevoir une validation de l’Etat. Si l’instruction risque d’être longue, l’appui numéraire de la région dans cette convention, va peser favorablement dans la balance. D’autant que le soutien financier de l’Etat aux 71 Pôles de compétitivité français avoisine déjà les 73 millions d’euros.

Didier Gardinal, président de la CCIR Midi-Pyrénées voit dans la présence de Derbi « un accélérateur important, en termes de réseaux, de savoir-faire, de compétences. Il nous faut anticiper. Nous avons besoin les uns des autres, et cet arc entre Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées a du sens ». Selon le Pôle Derbi, la région Languedoc-Roussillon se place comme la première région française en matière de budget par habitant dédié au déploiement des énergies renouvelables.

Virginie Mailles Viard

Voir: http://www.touleco.fr/Le-Pole-de-competitivite-Derbi-s-5192.html

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22 janvier 2012

BOURGOGNE : Un pôle de performance pour le développement des technologies propres à Magny-Cours

Le Vendredi 20 janvier 2012

François Patriat et le Conseil Régional de Bourgogne se sont engagés dans la démarche avec Mov'eo.

Jean-Claude Hanus, Président de Mov’eo, et Bertrand Decoster, Président du PPNMC, signaient aujourd’hui une convention de partenariat qui positionne le Pôle de la Performance comme un « pôle de démonstration » et « d’intégration véhicule » de Mov’eo dans le domaine des technologies propres. Conclue pour une durée de trois ans, cette convention s’inscrit dans la volonté d’un rapprochement ultérieur du territoire Bourgogne dans Mov’eo.
Les technologies propres sont au cœur des enjeux de l’industrie automobile. Véhicules décarbonés, éco-énergies, éco-matériaux, analyse du cycle de vie, constituent des domaines de R&D convergents pour les pôles de compétitivité Mov’eo et Pôle de la Performance.

Pôle de compétitivité en R&D Automobile et Transports avancés, Mov’eo affiche l’ambition de devenir le pôle français de référence mondiale dans son domaine. Ses projets collaboratifs sont construits autour de sept domaines d’activités stratégiques, parmi lesquels figurent les Impacts Environnementaux Véhicules, les Démonstrateurs et Véhicules Décarbonés et les Systèmes de Stockage d’Energie réversible et embarquée.

Le Pôle de la Performance de Nevers Magny-Cours fédère 24 membres particulièrement engagés dans des enjeux très actuels : les éco-énergies, les véhicules hybrides, les éco- matériaux, qui mettent leurs technologies au service d'autres secteurs que celui de la compétition automobile (moto, vélo, aéronautique, défense...).
Ainsi, le PPNMC concentre des organismes aux compétences reconnues dans des domaines en synergie et/ou en complémentarité par rapport aux thématiques de Mov’eo :

• Etude et réalisation de moteurs de compétition ou prototypes véhicules/châssis et composite.
• Aérodynamique externe : soufflerie échelle 40% et centre de calcul.
• Présence sur le site de l’Isat, de Welience - pôle automobile.
• Accès privilégiés aux pistes du circuit de Nevers Magny-Cours.

Plusieurs acteurs du Pôle de la Performance sont d’ailleurs déjà impliqués dans divers projets Mov’eo: FLOWER, O2M, MEMOIRE, eLIFT3, EATS-FUTURE, etc...

Par cette convention de partenariat, Mov’eo et le Pôle de la Performance de Nevers Magny- Cours s’engagent notamment à favoriser les partenariats technologiques, ainsi que l’émergence et l’enrichissement des projets de R&D collaboratifs, et à mutualiser leurs actions visant à renforcer et rendre plus visible les compétences rares présentes sur leurs territoires.

Avec la volonté partagée de favoriser l’intégration de compétences du Pôle de la Performance dans les projets collaboratifs, Mov’eo s’engage à mettre à la disposition des membres du Pôlede la Performance ses plans d’actions (PME, International, Compétences, Intelligence Economique) et à apporter son soutien auprès des financeurs publics pour faire bénéficier les entreprises du pôle de taux d’intervention bonifiés.
Le PPNMC s’engage quant à lui à faire bénéficier Mov’eo de son expertise, notamment pour renforcer le DAS Démonstrateurs et Véhicules Décarbonés, avec une composante « Compétition Nouvelles Energies » et à associer les financeurs publics à l’avancée des travaux de rapprochement avec Mov’eo.

A propos de Mov’eo

Pôle de compétitivité en R&D Automobile et Transports publics, Mov’eo développe des projets collaboratifs innovants pour renforcer la compétitivité internationale des entreprises françaises et des territoires. Mov’eo regroupe plus de 300 membres et est implanté sur les régions Basse-Normandie, Haute-Normandie et Ile-de-France : son territoire représente plus de 70% de la R&D automobile française. Les projets collaboratifs de Mov’eo se construisent autour de sept domaines d’activités stratégiques. A travers ses projets, Mov'eo répond à sa double vocation, contribuer à la fois au développement de la R&D et au dynamisme des territoires. Dans ce cadre, Mov’eo a mis en place un plan spécifique à destination des PME pour favoriser leur coopération en R&D avec les laboratoires et les grandes entreprises.

Depuis sa création en 2006, Mov'eo compte plus de 300 membres et a labellisé 255 projets de R&D dont 130 ont reçu le soutien des pouvoirs publics à hauteur de 216 millions d'euros.

A propos du PPNMC

Créée en octobre 2006 et soutenue depuis son démarrage par les pouvoirs publics, l’Association des Entreprises du Pôle de la Performance de Nevers Magny-Cours, labellisée « Grappe d’Entreprises » en 2011, regroupe 24 membres et s’est donné pour objectif d’animer le technopôle, de promouvoir les activités de ses membres et de favoriser les synergies.

Le Pôle de la Performance, qui s'étend autour du Circuit de Nevers Magny-Cours, est un haut lieu des sports mécaniques, où la dimension sportive et la passion de l'automobile sont très présentes : les écuries de course, les écoles de pilotage, les motoristes, les constructeurs... tous se rejoignent autour de la thématique « performance ».

A travers la capacité avérée de ses membres à travailler sur des projets collaboratifs du fait de leurs compétences complémentaires, l’association démontre la cohésion des entreprises et des acteurs de l’Université et de la recherche qui la compose et le souhait de ceux-ci
d’accélérer leur développement et leur mutation économique. Les entreprises du Pôle de la Performance sont d’ailleurs engagées dans des enjeux très actuels comme les éco-énergies, les véhicules hybrides, ou les éco-matériaux et mettent leurs technologies au service d'autres secteurs que celui de la compétition automobile : moto, vélo, aéronautique, défense...

Voir: http://www.creusot-infos.com/article.php?sid=33908&thold=0

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Rendre plus forte la recherche végétale angevine

Publié le 18 janvier 2012

Regroupement des laboratoires sous une même bannière, complémentarité des équipes et mutualisation des moyens techniques…, la recherche végétale angevine se structure. De quoi renforcer le pôle de compétitivité Végépolys.

Mieux structurer la recherche végétale angevine pour lui donner plus de lisibilité et de cohérence. C’est l’enjeu de l’Institut de recherche en horticulture et semences (IRHS) tout récemment créé et dévoilé à l'occasion du Sival, le salon angevin des productions végétales.

"Ce tout nouvel institut réunit désormais 220 chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs et techniciens des laboratoires de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), d’Agrocampus Ouest et de l’université d’Angers auparavant dispersés dans quatre anciennes unités de recherche", explique Jean-Pierre Renou, son directeur.

L’intérêt d’une telle démarche : "faciliter l’approche pluridisciplinaire de la recherche végétale angevine et jouer à fond la complémentarité des connaissances", détaille Jean-Luc Gaignard, de l'INRA. Chacun apporte son expertise : généticiens, sélectionneurs, phytopathologistes, physiologistes, biochimistes, éco-physiologistes, modélisateurs et statisticiens.

Cela va également conforter la position internationale de la recherche angevine. Une expertise déjà reconnue à travers le pilotage de projets européens, dont le Fruit-Breedomics.

Mutualiser aussi les moyens techniques

Dans le même temps, la structure fédérative de recherche Qualité et santé du végétal, initiée dès 2008, se renforce en intégrant deux laboratoires de l’école supérieure d’agriculture d’Angers (Esa).

Au total, la structure rassemble désormais 450 personnels de recherche, dont les forces vives de l’IRHS bien évidemment, mais aussi des partenaires du Grand Ouest : le GEVES, le centre d'innovation Végépolys, les universités de Nantes et Rennes...

L’objectif est cette fois la mutualisation des plateaux techniques et des équipements de recherche particulièrement onéreux.

"Cela nous permet aussi de confronter nos projets avant d’aller solliciter les financements et, ainsi, de pouvoir nous concentrer en priorité sur les projets servant l’intérêt commun", indique Elisabeth Chevreau, directrice adjointe de la structure.

Deux démarches qui renforcent la recherche végétale angevine et sa place au sein du pôle de compétitivité internationale Végépolys(1).

(1) Le pôle de compétitivité internationale Végépolys, présidé par Jacques-Antoine Cesbron repose sur trois piliers : la recherche, la formation et les entreprises.

Voir: http://www.angers.fr/actualites/detail/?tx_ttnews%5Btt_news%5D=4268&cHash=d83999d740

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En 2012, l’innovation réunionnaise s’ouvre aux mondes

19 janvier 2012

« Cap à l’international : c’est le mot d’ordre chez Qualitropic pour 2012 suite à d’excellents partenariats initiés en 2011. L’Afrique du Sud, les îles Canaries, la Polynésie Française, la Martinique et même la Chine : autant de territoires avec lesquels le pôle de compétitivité Qualitropic, a tissé des liens pour permettre aux entreprises réunionnaises d’innover, de créer emplois et valeur ajoutée, et pourquoi pas de bientôt rayonner dans le monde entier », déclare Jean-Pierre Avril, président de Qualitropic.

Voir: http://www.temoignages.re/en-2012-l-innovation-reunionnaise-s-ouvre-aux-mondes,54236.html

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