Observatoire des pôles de compétitivité

Observatoire sur les pôles de compétitivité

31 octobre 2007

Ile de France : le 5e pilier du Pôle de compétitivité sera le Logiciel Libre

Le Pôle de compétitivité SYSTEM@TIC PARIS-REGION vient d’intégrer la communauté industrielle et scientifique du Logiciel Libre en Ile-de-France, en tant que 5e Groupe Thématique.

La création de ce 5ème Groupe Thématique dédié au Logiciel Libre fait suite à la décision du Gouvernement, réuni lors du Comité interministériel d’aménagement et de compétitivité du territoire (CIACT) du 5 juillet 2007, portant sur l’adossement du projet de pôle de compétitivité « OUVERTURE » dans le domaine du Logiciel Libre, au Pôle de compétitivité SYSTEM@TIC PARIS-REGION.

Le nouveau Groupe Thématique a pour vocation de traiter des sujets de R&D spécifiques au Logiciel Libre, contribuer à la structuration et au développement de l’offre en Logiciel Libre et enfin accompagner l’organisation de l’innovation ascendante en logiciel.

Le Groupe Thématique a choisi d’orienter ses priorités pour les prochaines années autour de trois axes : technologies et outils pour le développement en Logiciel Libre, systèmes d’information, et technologies d’infrastructure logicielle libre.

Le Groupe Thématique Logiciel Libre a tenu sa première réunion plénière mercredi dernier, le 24 octobre 2007, au Conservatoire National des Arts et Métiers à Paris. Elle a réuni plus de 100 partenaires.

Rappelons que le Pôle de compétitivité mondial SYSTEM@TIC PARIS-REGION fédère plus de 250 acteurs industriels, académiques et institutionnels franciliens autour de projets de R&D coopératifs répartis sur quatre marchés applicatifs à forte valeur ajoutée : Télécoms, Sécurité & Défense, Automobile & Transports, Outils de Conception et Développement de Systèmes. "Plus un" désormais avec le Logiciel Libre. Le site web doit encore être mis à jour pour intégrer ce nouveau pilier.

Lien : systematic-paris-region.org

Voir: http://www.toolinux.com/news/services/ile_de_france_le_5e_pilier_du_pole_de_competitivite_sera_le_logiciel_libre_ar9790.html

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3ème édition du Forum des pôles de compétitivité sur le thème "PME et Pôles de Compétitivité : une réalité à renforcer"

Le vendredi 09 novembre 2007 à Sophia Antipolis (France)

Organisée en coopération avec la Direction Générale des Entreprises, la Délégation Interministérielle à l'Aménagement et à la Compétitivité des Territoires et le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche et avec le soutien du Conseil Général des Alpes Maritimes, de la communauté d'Agglomération de Sophia Antipolis et du Conseil Régional de Provence Alpes Côte d'Azur cette manifestation sera l'occasion d'évoquer les initiatives des pôles pour favoriser l'émergence des projets venant des PME.
Ce Forum permettra également d'échanger autour de diverses problématiques des PME comme le montage de projets de recherche, l'action à l?international, ou le financement des entreprises. Le tout sera traité sous forme de témoignages pratiques et concrets de nature à faciliter un débat le plus actif possible.

Voir: http://www.agencenumerique.com/fra/info_veille/agenda/agen_fic1.cfm?reference=5164

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Paris et Tunis veulent promouvoir les coopérations entre pôles de compétitivité

Les pouvoirs publics français soignent leurs relations avec les pays d'Afrique du Nord. Moins d'une semaine après la visite de Nicolas Sarkozy au Maroc, les contacts sont en effet fournis entre la France et deux de ses autres partenaires régionaux que sont l'Algérie et la Tunisie. Hier, Hervé Novelli, secrétaire d'Etat aux Entreprises et au Commerce extérieur, s'est longuement entretenu avec le ministre tunisien de l'Industrie, Afif Chelbi. L'occasion pour les deux hommes de signer plusieurs accords de coopération économique destinés principalement à tisser des liens plus étroits pour les pôles de compétitivité des deux côtés de la Méditerranée. Quatre accords ont ainsi été signés, dont un concernant l'industrie textile et un autre la soudure industrielle.

L'Algérie, où Nicolas Sarkozy se rendra début décembre, est aussi l'objet de toutes les attentions. Vendredi, au retour d'un déplacement à Oran, Hervé Novelli a ainsi reçu Hamid Temmar, ministre algérien des Investissements et de l'Industrie. L'occasion de réaffirmer les liens économiques qui unissent les deux pays et de confirmer la création prochaine d'un conseil des hommes d'affaires des deux pays.

Le secteur énergétique évoqué

Une coopération qui s'entend aussi dans le secteur énergétique. Le ministre algérien de l'Energie, Chakib Khelil, est en effet en France jusqu'à aujourd'hui pour évoquer les coopérations possibles entre les deux pays. Il doit notamment s'entretenir avec Christine Lagarde, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, ainsi que Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables.

C. F.

Voir: http://www.lesechos.fr/info/france/4642447.htm?xtor=RSS-2010

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Alsace BioValley et OSEO s’allient pour renforcer leur accompagnement des entreprises du secteur...

Alsace BioValley et OSEO s’allient pour renforcer leur accompagnement des entreprises du secteur des Sciences de la Vie et Santé et faciliter l’accès aux aides à l’innovation

Alsace BioValley, l’agence régionale au service des entreprises et du développement des Sciences de la Vie offre un ensemble de services aux acteurs de la filière Science de la Vie et santé pour faciliter la création et le développement d’activités économiques, de partenariats et pour renforcer la position internationale de la filière.
OSEO accompagne les PME en partageant les risques avec elles à chaque étape de leur vie, création, transmission, innovation, croissance et développement à l'international.
Alsace Biovalley et OSEO ont signé un accord de partenariat pour renforcer leur contribution dans le développement de la filière des Sciences de la Vie et santé dans une perspective de création d’emplois et de richesses en Région Alsace.
Sur le terrain, ce partenariat...

Voir: http://www.info-veille-biotech.com/index.php?lettre=109

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Le pôle Finance Innovation (sur le thème de l'industrie financière)

Le 5 Juillet 2007, dans le cadre des Rencontres Financières Internationales de Paris EUROPLACE, Mme Christine LAGARDE, Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi, annonce la labellisation du Pôle de Compétitivité mondial FINANCE INNOVATION et la signature du contrat de pôle entre l’Etat, la Ville de Paris, la Région Ile-de-France et Paris EUROPLACE.

L’objectif du pôle FINANCE INNOVATION est de développer l’emploi et la recherche dans le domaine financier, d’accroître la part de marché de la Place financière de Paris en Europe et au plan international et de permettre à la place financière de Paris de se positionner sur les services financiers de demain en misant sur l’innovation. Ce projet de pôle de compétitivité regroupe des entreprises privées, des centres de recherche et universités et des associations professionnelles. L’objectif visé est de consolider le secteur, qui emploie déjà 260 000 personnes en Ile de France (6,5 % de l’emploi régional) et 12 % du PIB francilien.

FINANCE INNOVATION propose dès le départ un nombre ciblé de projets industriels et de recherche :

- faire de Paris la plate-forme de l’information financière européenne : deux projets de référentiels d’informations financières sur l’épargne et les OPCVM sont à l’étude ;
- favoriser le financement des PME et de l’innovation : le lancement d’un incubateur pour les " jeunes entreprises financières ", un fonds d’investissement qui leur serait dédié pour favoriser le drainage de l’épargne vers ce secteur de l’économie et un fonds d’analyse des valeurs moyennes ;
- renforcer le pôle de recherche et d’innovation financière : le lancement de la plate-forme d’indices climatiques, METNEXT, créée par METEO France et Euronext a été annoncée le 10 mai 2007. Un deuxième projet de plateforme de valorisation indépendante de dérivés de crédit, CREDITNEXT, est en cours. Un projet de plateforme d’indices immobiliers est en phase de lancement. FINANCE INNOVATION fédère la constitution d’une Maison de l’Innovation Financière autour des différentes initiatives en faveur du financement de la recherche ;
- développer en Ile de France un pôle européen de formation en finance : l’école de la régulation financière européenne, associant régulateurs prudentiels et financiers et professionnels est en cours de création ;
- accroître le rôle de la finance dans l’innovation sociale : finance durable et investissement socialement responsable font partie des thématiques retenues pour les premières chaires de recherche en finance.

En s’appuyant sur ses membres fondateurs, l’AFG, la CCIP, NYSE Euronext, la FBF, la FFSA, la Région Ile-de-France et la Ville de Paris, et avec le soutien de Paris EUROPLACE, FINANCE INNOVATION regroupe l’ensemble des acteurs : émetteurs, banques, assurance, sociétés de gestion, PME financières, universités et laboratoires de recherche.

FINANCE INNOVATION est animé par un Comité de direction présidé par M. Jean LAURENT, ancien Président de Calyon.

Le Conseil supérieur de FINANCE INNOVATION est composé de représentants des différentes catégories de membres, organisés par collèges, avec une représentation significative des PME et des universités.

Les acteurs Val d’Oisiens au « cœur » du pôle Finance Innovation.

Le Conseil Général du Val d’Oise ainsi que le Comité d’Expansion Economique du Val d’Oise ont apporté leur soutien dès le lancement de l’initiative à la constitution du projet de pôle de compétitivité FINANCE INNOVATION.

Les premiers acteurs val d’oisiens à s’être insérés dans la dynamique FINANCE INNOVATION sont les représentants des milieux académiques : L’ESSEC, l’EISTI et l’Université de Cergy-Pontoise notamment.

Au sein de l’Ecole Supérieur des Sciences Economiques et Commerciales (ESSEC) : la recherche en matière de Finance à l’ESSEC est un axe important avec plus d’une vingtaine de professeurs impliqués dont certains travaux portent sur la thématique « entreprenariat et finance ». A noter par ailleurs, l’existence d’une chaire d’enseignement sur l’entreprenariat social.

Au sein de l’Ecole Internationale des Sciences du Traitement de Information (EISTI) : Un des option enseignée au sein de cette école d’ingénieur concerne les mathématiques financières. A noter en effet l’engouement des étudiants pour les mathématiques financières, en dernière année d’école d’ingénieur à l’EISTI, sur le campus de Cergy-Pontoise dont près de 40 % des étudiants de l’EISTI demandent à suivre cette option.

Au sein de l’Université de Cergy-Pontoise (UCP) : Le pôle finance propose une offre de formation ambitieuse et complète, dans des secteurs d’avenir où le recrutement est dynamique. Il couvre la finance de marché, la finance d’entreprise, la banque et l’assurance.
Le pôle Finance de l’UCP propose des formations de haut niveau dans le domaine et notamment le master économie et gestion qui se compose de 9 spécialités regroupées dans les 2 mentions "finance" et "management, analyse et ingénierie économiques".
Parmi les spécialités de l’UCP à noter notamment le bloc finance mathématique qui vise à doter les étudiants de compétences fortes en matière de modélisation et d’analyse quantitative. Il comporte notamment un enseignement approfondi en probabilités, socle scientifique devenu essentiel sur les marchés financiers pour intégrer des équipes de recherche-développement, de trading, de contrôle des risques ou encore de gestion quantitative de portefeuille. Il prépare également à l’actuariat.

Aux vues de tous ces éléments et dans le cadre des réflexions concernant la consitution du Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES) de Cergy-Pontoise - Val d’Oise, (12 établissements Cergy-pontains), il existe une volonté très forte de se positionner la thématique « mathématique financière », véritable domaine d’excellence du pôle Universitaire de Cergy-Pontoise.

Pôle Finance Innovation :

Président du pôle : M. Jean LAURENT
Secrétaire Générale du pôle : Mme Virginie CAYATTE

CONTACT :
FINANCE INNOVATION

39-41 rue Cambon, 75001 PARIS

Tél. : 01 49 27 17 22
Fax : 01 49 27 11 06
Courriel : info@finance-innovation.org

Site internet : www.finance-innovation.org

Voir: http://www.ceevo95.fr/heading/heading21350.html

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Le Pôle de compétitivité Up-Tex (Textiles Hautes Performances) n'a qu'une finalité...

Le Pôle de compétitivité Up-Tex (Textiles Hautes Performances) n'a qu'une finalité : favoriser l'émergence de projets innovants portés, en partenariat, par les entreprises, les centres de recherche et les structures de formation afin de développer de nouveaux produits pour conquérir de nouveaux marchés.

Les grands chantiers :

    * Les textiles innovants :

      L'objectif de ce chantier est de renforcer la compétitivité des entreprises textiles soit en apportant de nouvelles caractéristiques au textile, soit en créant de nouvelles fonctionnalités. Notamment sur les technologies suivantes :

      - Matériaux multifonctionnels (effets barrière, textiles instrumentés)
      - Procédés de fonctionnalisation (polymères, traitement de surface, micro-encapsulation)
      - Tissus recyclables et agro-fibres
      - Conception rapide et modélisation des structures
      - Nanotechnologies appliquées aux fibres

   * La Mass-Customisation :

      Ce chantier vise à rapprocher la production du consommateur en développant un nouveau mode de production basé sur la co-conception de produits, les petites séries et les nouveaux circuits de distribution.

Voir: http://www.jinnove.com/site/accompagnement/polescompetitivite/homepage.asp?secteur=text

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Lancement à Paris d’une “Fondation pour le monde méditerranéen”

Par : EL MOUDJAHID   Le : dimanche 14 octobre 2007

Une ‘’Fondation pour le monde méditerranéen’’ (FMM),  organisme privé qui se propose de “donner la priorités aux projets économiques” entre les deux rives de la Méditerranée, a été lancé jeudi dernier à Paris.         
M. Jean-Louis Guigou, Délégué Général l’Institut de Prospective  Economique du Monde méditerranéen (IPEMED), organisme qui “ préfigure” cette  Fondation “de droit privé et indépendante”, a indiqué qu’elle accordera la  priorité aux projets économiques des deux rives du bassin méditerranéen.         
Une politique commune de l’eau, la sécurité énergétique, une politique  agricole méditerranéenne, la mise en place d’un espace financier, une politique  commune de santé et la mise en réseau de pôles de compétitivité, composent l’essentiel  des ambitions de cette FMM qui, selon ses initiateurs, “sera paritaire, dans  sa gestion, associant les élites et les cadres du Nord et du Sud”.          
Sur ce point, le responsable d’Ipemed a précisé que la FMM sera composée  de 25 chefs d’entreprises du nord, et autant du sud.  Pour M. Guigou, la FMM “constituera un lieu permanent de travail” où les élites des deux rives “apprendront à se connaître, à se respecter,  et à constituer un réseau de performance pour préparer les projets de demain” et “era du lobbying pour transformer l’image de la méditerranée trop réduite  à un lieu de tourisme”.          
La FMM devrait avoir deux composantes, d’une part ‘’la maison du  monde méditerranéen’’ “où se rassembleront sous un même toit ceux qui veulent  rapprocher les deux rives par les projets économiques”, et, d’autre part, ‘’les  entretiens de la méditerranée’’, par alternance au nord et au sud, qui “seront  l’expression des projets des chefs d’entreprises”.         
Selon ses concepteurs, la FMM, à laquelle a adhéré une douzaine  de grandes entreprises françaises, sera “un outil de premier plan pour les  chefs d’entreprises et les experts” s’inscrit” dans la perspective de l’union  méditerranéenne”souhaitée par le Président français, M. Nicolas Sarkozy.          
M. Guigou a indiqué à l’APS qu’il se rendra “prochainement à Alger” pour faire valoir ce projet, auprès notamment des entreprises du secteur privé.

Voir: http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=07/10/14/5801850

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Trace Agro n’a pas froid aux yeux

Dans le cadre des pôles de compétitivité, une nouvelle puce est en développement qui capable de résister à tout type d’usages pour un prix très accessible.

Spécialiste des Tag et lecteurs Rfid, StID dirigée par Bernard Greiner,(Gréasque, Bouches du Rhône) développe dans le cadre d’un projet de recherche labellisé par les pôles de compétitivité vauclusiens « Solutions communicantes sécurisées » et « Innovation Fruits et légumes » un projet de RFID adapté aux PME agroalimentaires pour leur garantir une traçabilité de leurs produits sans altérer leur rentabilité. Il réunit l’éditeur Sage, STM Micro-électronics ainsi que le laboratoire du CNRS L2MP. Sous le nom de code de Trace Agro, il s’agit de produire à moindre coût une puce d’une nouvelle génération, capable de résister à des environnements agressifs (chocs et manipulations, lavages, variation de température). Cette puce intégrée qui est destinée à être implantée sur les unités de manutention réutilisables du type bacs plastiques, rolls, palettes plastiques, bacs palettes, devrait voir le jour d’ici un an, pour une commercialisation à l’horizon 2009. Deux sites pilotes ont été mis en place pour les expérimentations dans des entreprises agroalimentaires du Vaucluse. 

Voir: http://strategielogistique.com/article/page_article.cfm?idoc=119495&navartrech=2&id_site_rech=57&maxrow=712

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Les régions pourront participer à l'évaluation de 2008

Publié le 17 octobre 2007

"Les régions devront jouer un rôle dans l'évaluation des pôles de compétitivité prévue en 2008", a affirmé mardi 16 octobre, Jean-Yves Le Déault, vice-président de la région Lorraine et député de Meurthe-et-Moselle.  "Dès lors que les régions et les industriels ont mis de l'argent dans les pôles, il est normal qu'ils puissent participer à cette évaluation", a-t-il ajouté lors d'une conférence du 6e Forum économie recherche et innovation organisé par Les Echos les 16 et 17 octobre à La Défense. Luc Rousseau, directeur général des entreprises au ministère de l'Economie a répondu positivement à cette demande : "Nous allons choisir à la fin du mois le cabinet qui va procéder à l'évaluation globale du dispositif et à l'évaluation de chaque pôle. Les résultats seront disponibles au printemps. L'ARF, si elle le souhaite, pourra faire partie du comité de pilotage." Jean-Yves Le Déault, qui s'est dit "en colère" contre le système d'évaluation des premiers pôles, a souhaité que l'ensemble des critères d'évaluation ne soit pas laissé au seul cabinet d'audit.

Vers des pôles spécialisés dans les services ?

Tout en reconnaissant que les 71 pôles labellisés ne sont pas égaux en taille, Luc Rousseau a dressé un premier bilan plutôt positif des clusters français. "Moins de dix pôles n'ont pas marché, peut-être pour ceux-là ne faudra-t-il pas persévérer. Mais dans la majorité des cas, il existe une dynamique qui n'existait pas auparavant", a-t-il indiqué. Face à la tentation de concentrer les pôles, il a attiré l'attention sur les conséquences que cette décision aurait sur l'emploi. "Bâtissons des pôles ambitieux, parmi ceux qui ont le plus d'atouts et de potentiel de développement, sans décourager la dynamique qui existe dans de très nombreux pôles", a-t-il conlu en faisant allusion aux projets d'Ecopolis, cités par la commission Attali dans son rapport d'étape.

Luc Rousseau a également rêvé que de nouveaux pôles soient créés dans le domaine des services, qui sont, selon lui, insuffisamment représentés dans les pôles existants. Interrogé alors sur la question des moyens, il a fait remarquer que les gouvernements successifs et les collectivités territoriales ont régulièrement augmenté les moyens alloués aux bons projets de pôles. Pour le député de Meurthe-et-Moselle, "l'ambition de tous est d'accroître l'investissement national en recherche et développement, y compris dans les services".

Delphine Goater

Voir: http://www.localtis.info/servlet/ContentServer?c=artVeille&pagename=Localtis/artVeille/artVeille&cid=1192518012020

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"6.600 entreprises vont être suivies par le nouveau service de renseignement du ministère de l'Intérieur"

Rôle des avocats d'affaires et des communicants dans le secret des affaires, les banques et le financement du terrorisme, place des entreprises dans la lutte contre la prolifération nucléaire, propos très fermes sur l'utilisation des "officines": Bernard Squarcini, nommé patron de la DST en juin 2007, dévoile ses conceptions en matière d'intelligence économique. C'est l'une des trois missions principales de ce service de renseignement du ministère de l'Intérieur, avec la lutte contre le terrorisme et les espions étrangers.

Latribune.fr : La Direction de la Surveillance du Territoire (DST) et la Direction Centrale des Renseignements Généraux (DCRG) vont se rapprocher dans les prochains mois au sein d'une nouvelle Direction du renseignement intérieur. Quelles en seront les conséquences en matière de protections des entreprises françaises ?

Bernard Squarcini : C'est une évidence, leur sécurité sortira renforcée. Aujourd'hui, le maillage territorial est loin d'être complet. Le projet de rapprochement de la DCRG et de la DST permettra de le compléter. La sous-direction de la protection du patrimoine de la DST entretien des contacts avec 4000 entreprises, la DCRG avec 2600. Au total, plus 6600 entreprises seront désormais suivies par la nouvelle entité. Sans critère de taille, ce sont les plus en pointe au plan technologique dans les secteurs dits régaliens, de la défense ou de l'énergie, notamment. Le rapprochement permettra ainsi de limiter les doublons et de vérifier si toutes les entreprises sensibles figurent bien sur nos tablettes.

Latribune.fr : Il y a peu, différents pays ont été attaqué par des "hackers" chinois. Les entreprises françaises ont-elles été victimes d'agressions électroniques ?

Bernard Squarcini : Nous avons un vrai souci sur ce point. Les entreprises ne portent pas plainte lorsqu'elles sont victimes d'intrusions. Or, nous savons qu'elles subissent des attaques virulentes. Nous recevons ainsi environ 3 ou 4 alertes par semaine. C'est considérable ! Et nous ne pouvons pas diffuser des bonnes pratiques de défense auprès de toutes les entreprises puisque officiellement il n'y a pas d'attaque. Laissez-moi noter tout de même que certes les entreprises peuvent être espionnées sous une forme collective par des hackers, mais elles peuvent surtout pillées par des attaques plus insidieuses qui ciblent un cadre, un dirigeant. Rien ne vaut les conseils prodigués aux salariés, quel que soit leur niveau hiérarchique, en matière de comportement de sécurité.

Latribune.fr : Sur ce terrain, les entreprises sont-elles sensibles à vos actions de sensibilisation ?

Bernard Squarcini : Même si notre culture de la sécurité n'appartient pas à l'univers d'un cadre, nous ressentons une forte attente des entreprises pour nos sensibilisations et nos formations. Nous procédons en définissant les priorités de nos interventions avec les directions des groupes et les responsables administratifs. Nous les déclinons ensuite sur le terrain. Sur des points précis, nous relions les cadres experts avec les services spécialisés afin de toucher le bon public. Cette politique est élargie à la protection des pôles de compétitivité, action forte en matière d'aménagement du territoire.

Latribune.fr : Les entreprises confient leurs secrets à leurs avocats d'affaire, leurs cabinets d'audit ou leurs communicants. N'est-ce pas une faille dans leur protection ?

Bernard Squarcini : Ces avocats d'affaires, ces cabinets d'audit et ces communicants respectent une vraie discrétion. Cela ne nous empêche pas d'exercer une veille vigilante et de diffuser des conseils de prudence aux entreprises. Notre philosophie est simple : nous ne sommes pas là pour distiller de la méfiance mais pour éviter le pillage de notre patrimoine. Mais si nous disposons de preuves de vols de secrets et de transferts à des entreprises étrangères, nous nous organisons pour qu'une entreprise sensible ne soit plus mise en contact avec un prestataire indélicat.

Latribune.fr : Lors d'une opération de rachat, d'une vente, les entreprises font souvent appel à des sociétés de renseignement privées (SRP). Ces SRP font l'objet d'un article de loi qui soumet leur création à un agrément du ministère de l'intérieur. Or, le décret d'application de ce texte de loi n'a pas été publié. Que pensez-vous de l'opportunité d'un contrôle accru ?

Bernard Squarcini : Je veux être très direct. Une de nos missions consiste à surveiller ces SRP. Nous voulons éviter tout dérapage par certaines d'entre elles qui peuvent déboucher sur des actes illégaux, même s'ils sont jugés légitimes pour l'entreprise qui les commandite. Très clairement, nous souhaitons que le décret soit rédigé avec des contraintes pénales, publié au Journal officiel et appliqué strictement afin que l'activité des SRP soit moralisée. De manière à laisser les SRP sérieuses travailler. Je rajouterai, là aussi très fermement, que nous surveillons tous les actes des fonctionnaires de police, et des autres, afin que s'ils franchissent la ligne jaune, ils soient sanctionnés administrativement et, s'il le faut, pénalement.

Latribune.fr : Alors que l'Iran est soupçonné de vouloir se doter d'une bombe atomique, pourquoi la sous-direction de la protection du patrimoine s'occupe-t-elle aussi de lutte contre la prolifération des armes nucléaires, bactériologiques et chimiques ?

Bernard Squarcini : Effectivement, il peut sembler curieux que cette sous-direction, qui aide les entreprises à se protéger, s'occupe aussi de la lutte contre la prolifération des armes de destruction massive. C'est en fait très logique. Nous sommes intéressés par tous ceux qui veulent détourner les textes internationaux interdisant la vente de matériels sensibles à certains pays, dont effectivement, l'Iran. Personne ne s'amusera à acheter une pièce essentielle à la fabrication d'une bombe. En revanche, on peut tenter de se procurer les éléments de cette pièce petit à petit auprès de fournisseurs de matériels même éloignés du secteur nucléaire. Il est indispensable de maintenir une veille sur le monde de l'entreprise afin d'éviter à notre pays les accusations de rupture d'embargo, même inintentionnelle. Cette veille s'appuie sur une sensibilisation et un contrôle des entreprises.

Latribune.fr : Pouvez-vous dresser un bilan de cette veille ?

Bernard Squarcini : Le bilan demeure, à ce jour, positif. Les sanctions préconisées par le conseil de sécurité des Nations-Unies sont appliquées sur le territoire de manière particulièrement ferme, tant au niveau des individus que des entreprises. Par ailleurs, la coopération entre les services européens et alliés dans ce domaine est quotidienne et se révèle efficace... Permettez-moi de ne pas en dire plus.

Latribune.fr : Les banques se sont dotées de règles de contrôle contraignantes contre l'argent du crime ou du terrorisme. Quelle est votre évaluation de ces procédures ?

Bernard Squarcini : Les banques les ont mis en oeuvre avec diligence et efficacité. Mais laissez-moi préciser que le budget des attentats de 1995 en France s'est élevé, peu ou prou, à ... 250 francs (38,11 euros). Les procédures des banques ne peuvent pas détecter ce micro-financement. Quant à la traque des fonds de Ben Laden, elle n'a débouché sur rien de concret, sinon sur des excuses à des personnes mises en cause injustement. En revanche, les sécurités mises en place par les établissements financiers sont extrêmement utiles en matière de lutte contre la criminalité organisée.

Voir: http://www.latribune.fr/info/-6-600-entreprises-vont-etre-suivies-par-le-nouveau-service-de-renseignement-du-ministere-de-l-Interieur--~-IDCEBCA863B5E73F71C12573790028E872-$Channel=Economie-$SubChannel=France

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