20 juin 2009
Signature des contrats de performance des 3 pôles de compétitivité aéronautiques
Lors de sa visite du Salon international de l’aéronautique et de l’espace du Bourget le mardi 16 juin, Hervé Morin, ministre de la Défense, a présidé la signature des contrats de performance des trois pôles de compétitivité aéronautique et spatial français : le pôle mondial Aerospace Valley (Midi-Pyrénées-Aquitaine), le pôle ASTech (Ile-de-France) et le pôle Pegase (PACA). Au travers de ces contrats, le ministère de la Défense s’engage notamment à financer l’activité d’animation de ces pôles (hors projets de recherche) à hauteur de 3,35 M€ au total pour 3 ans.
Voir: http://www.defense.gouv.fr/modernisation/breves/signature_des_contrats_de_performance_des_3_poles_de_competitivite_aeronautiques
Aéronautique : les 3 pôles de compétitivité aéronautique ont signé leurs contrats de performance au Salon du Bourget
Lors de sa visite du Salon international de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, ce mardi 16 juin, Hervé Morin -le Ministre de la Défense- a présidé la signature des contrats de performance des trois pôles de compétitivité aéronautique et spatial français : le pôle mondial Aerospace Valley (Midi-Pyrénées-Aquitaine), le pôle ASTech (Ile-de-France) et le pôle Pegase (PACA). Au travers de ces contrats, le Ministère de la Défense s’engage notamment à financer, hors projets de recherche, l’activité d’animation de ces pôles à hauteur d’un total de 3,35 Millions d’Euros sur 3 ans.
Le Ministère de la Défense est le deuxième contributeur ministériel au Fonds Unique Interministériel de soutien des projets de R&D partenariaux des pôles. Il concourt à hauteur de 13 ME par an et est le chef de file de 9 pôles de compétitivité, dont les 3 pôles de l’aéronautique et spatial. Il en finance les crédits d’animation aux côtés des Collectivités territoriales.
Lancée en septembre 2008 par le Premier ministre pour la période 2009-2011, la phase 2 de la politique des pôles de compétitivité vise à instituer un mode de relation plus contractuel avec les pôles, leur laissant davantage d’initiatives en contrepartie d’une exigence plus grande sur leurs résultats. Un contrat de performance triennal devait être signé avant l’été entre chaque pôle, l’Etat, et les collectivités territoriales. Il donnera une visibilité à trois ans sur les financements publics de l’animation.
Le Gouvernement a fixé aux pôles l’objectif d’atteindre un taux d’autofinancement de leurs dépenses d’animation de 50% minimum en 2011, contre 20% en moyenne en 2008. L’Etat a par ailleurs maintenu son effort financier à hauteur de 1,5 MdE en faveur des projets des pôles, en particulier de leurs projets de R&D, et en faveur de leurs projets structurants de plates-formes d’innovation.
Sur un territoire donné, les pôles de compétitivité regroupent industriels et organismes de recherche et de formation afin de favoriser l’émergence de projets innovants communs et le développement économique. 71 pôles de compétitivité ont été labellisés par l’Etat depuis 2005.
Au sein du ministère de la Défense, la DGA apporte son expertise et ses compétences afin d’accompagner les pôles dans leur développement et analyser les projets de R&D présentés au Fonds Unique Interministériel.
Voir: http://www.spyworld-actu.com/spip.php?article10980
Partenariat : Nice et Capénergies, main dans la main !
La Communauté urbaine Nice Côte d’Azur et le pôle de compétitivité Capenergies ont signé vendredi 12 juin une convention de partenariat pour le développement des énergies renouvelables sur le territoire. Seul pôle de compétitivité français représenté au Salon international Intersolar qui avait lieu du 27 au 29 mai à Munich, Capénergies se verrait bien en chef de file de la filière solaire hexagonale, et Nice avec ! Aussi, en vue de développer l’économie locale autour de l’énergie solaire, la Communauté urbaine Nice Côte d’Azur et le pôle de compétitivité spécialisé dans les énergies renouvelables ont signé vendredi 12 juin une convention de partenariat pour le lancement de projets communs. En vertu de cet accord, la communauté urbaine apportera un soutien financier de 40.000 euros à Capénergies pour l’année 2009. Une enveloppe qui doit permettre d’accélérer les transferts de technologies des pôles de recherches de la région vers les entreprises innovantes.
18 juin 2009, Johannes Braun
Voir: http://www.innovationlejournal.com/spip.php?article4353
Compétitivité Les 17 pôles mondiaux se mobilisent
Les 17 présidents des pôles de compétitivité français à envergure mondiale réunis au sein du Club des Pôles Mondiaux se sont engagés vendredi à jouer « un rôle actif et moteur » dans la redynamisation du tissu industriel français.Appuyés sur les conclusions positives de l’audit gouvernemental présenté il y a un an — 1400 projets ont été lancés en trois ans pour un montant de 5 milliards d’euros — les pôles mondiaux (dont Alsace Biovalley) ont choisi d’unir leurs compétences pour sensibiliser les leaders politiques et économiques aux mesures à prendre pour que leurs expertises et savoir-faire servent directement la relance française. Trois chantiers prioritaires ont été définis sur la période 2009-2012 : mettre en production les projets afin de transformer les succès techniques en succès commerciaux et créer des milliers d’emplois ; stimuler l’innovation afin de nourrir « l’usine à projets » française ; capitaliser sur les nouveaux marchés détectés par les pôles « pour renforcer l’attractivité de la France, conforter sa dimension de pionnier industriel et conserver son rang parmi les premièrespuissances économiques mondiales. » En ce sens, les pôles proposent diverses mesures financières et notamment, le lancement d’appels à projets nationaux pour un montant d’environ 300 millions d’euros sur les secteurs d’avenir identifiés par les pôles (Internet du futur, ville durable, écotechnologies, santé, biotechnologies marines, nanotechnologies et cleantechs). Le coût estimé des mesures financières proposées est inférieur à 1 milliard d’euros, soit moins de 0,05 % du PNB de la France, les pôles mondiaux s’engageant pour leur part à faire fonctionner l’effet de levier sur les subventions et avances remboursables en trouvant des investissements complémentaires auprès des industriels et investisseurs privés. Ces mesures contribueraient à créer plusieurs dizaines de milliers d’emplois à court terme et dix fois plus dans cinq ans.
Valorpaca / pôle SCS : Un accord pour la valorisation
Le pôle SCS est notamment spécialisé sur la thématique de la mobilité. © FlickrPour promouvoir les projets de valorisation des Universités en PACA, Valorpaca et le pôle Solutions Communicantes Sécurisées ont signé un accord de partenariat afin de favoriser le transfert des projets vers les entreprises du pôle.
Le pôle de compétitivité Solutions Communicantes Sécurisées (SCS) et Valorpaca, association regroupant les six Universités de la région PACA, viennent de signer un accord de partenariat visant à faciliter l’accès aux technologies valorisées par Valorpaca aux membres du pôle SCS. L’ambition est de favoriser l’émergence de nouveaux projets et leur transfert vers une entreprise ou une création d’entreprise. « L’accord avec le pôle SCS offrira une opportunité aux PME du secteur de prendre dès le début connaissance des projets en cours et donc de s’investir très rapidement. Cette accélération du processus sera évidemment un formidable atout et renforcera la compétitivité des entreprises de PACA » explique, dans un communiqué, Jean Pierre Laheurte, Président de Valorpaca. Pour Georges Falessi, Directeur du pôle SCS, « l’accord VALORPACA premier et unique en son genre, renforce [notre] positionnement et permet un « made in PACA » de la recherche aux brevets jusqu’à des produits compétitifs. »
Voir: http://www.innovationlejournal.com/spip.php?article4338
Projet DEM@T-FACTORY du Pôle de Compétitivité Cap Digital : TEMIS améliore les sorties d’OCRisation
Impliqué dans plusieurs projets de Recherche et Développement publics, TEMIS engage sa technologie de Text Mining dans un nouveau projet de 3 ans visant à optimiser la qualité des documents numériques provenant d’OCRisations PARIS--(BUSINESS WIRE)--TEMIS, leader en solutions de Text Mining pour l’Entreprise s’est engagé dans le projet DEM@T-FACTORY®, un projet de recherche et développement du Pôle de Compétitivité francilien Cap Digital. Le projet DEM@T-FACTORY®, « Chaîne de dématérialisation de documents hétérogènes » dont la durée a été fixée à 3 ans, est piloté par la société SAFIG.
Une situation d’urgence
Victimes du temps, les ouvrages sont détériorés par des résidus d’acidité contenus dans le papier. En France, entre 15 et 20 millions d’ouvrages hors droits sont concernés. En fonction de leur condition de conservation, leur durée de vie est estimée entre 150 et 180 ans.
A l’heure du partage de connaissance en ligne, la numérisation des ouvrages est aujourd’hui le meilleur modèle économique pour sauvegarder ce précieux patrimoine. En effet, si la numérisation permet la mise à disposition du grand public des contenus, elle facilite également la réédition, la diminution des coûts de maintenance et favorise la mise en cohérence de certaines informations.
L’investissement financier considérable que représente un projet de numérisation, associé à la qualité variable du rendu final souvent imputée à l’hétérogénéité des contenus scannés, contribuent à freiner les projets de ce type.
Fort de ce constat, DEM@T-FACTORY® a été lancé pour mettre en place une chaîne industrielle supervisée de numérisation mettant l’accent sur la robustesse des processus mis en œuvre.
La réunion des meilleurs experts
Le projet DEM@T-FACTORY® réunit plusieurs partenaires stratégiques complémentaires, issus des métiers de la numérisation, de l’informatique décisionnelle, du traitement de l’image et de la linguistique :
SAFIG, spécialiste des solutions de gestion de la relation clients et de sauvegarde du patrimoine,
A2iA, spécialiste de la reconnaissance de l'écriture manuscrite cursive et imprimée,
BancTec, spécialiste en solutions de numérisation et de traçabilité d’information,
TEMIS, spécialiste de l’extraction de connaissance et de l’analyse de l’information stratégique,
LIP6 (Laboratoire d’Informatique de Paris 6), expert en modélisation de systèmes complexes, aide à la décision, apprentissage et optimisation,
le Laboratoire CEDRIC CNAM, expert en interface Homme-Machine, en numérisation d’images et Interaction 3D,
le Laboratoire A2SI ESIEE, expert en prétraitement des images numérisées.
le Laboratoire privé Syllabs, expert en traitement automatique de l’information, intervenant sur la gestion du projet pour SAFIG et sur certains aspects théoriques pour TEMIS.
TEMIS, au service de la qualité numérique
Dans le cadre de ce projet, TEMIS met son expertise en Text-mining au service de la numérisation de documents, ce qui représente une démarche inédite pour l’éditeur. Un des rôles clef de TEMIS va consister à améliorer la reconnaissance des caractères manuscrits en réalisant, sous la forme d’un jeu de contraintes, une analyse morpho-syntaxique et sémantique. Cette mission mettra à contribution deux produits phares de TEMIS : le moteur linguistique et statistique XeLDA® pour l’analyse morpho-syntaxique et les Skill Cartridges™, transducteurs permettant de reconnaître au sein des textes des motifs et des concepts possédant un certain niveau d’abstraction. Ce chantier prendra la forme d’une étroite collaboration entre les sociétés TEMIS et A2iA et permettra notamment de répondre à des problématiques précises de traitement d’informations manuscrites particulières faisant partie intégrante du patrimoine public comme les données cadastrales ou d’état civil.
D’excellentes perspectives de marché
En Europe, les bibliothèques participant à la Bibliothèque Numérique Européenne prévoient un rythme annuel de 500 000 ouvrages numérisés par an. Au total, sur le seul marché du livre, les perspectives de déploiement commercial sont importantes tant en France qu’en Europe pour plusieurs dizaines d’années. A ce marché s’ajoutent les besoins gigantesques exprimés par les hôpitaux, les diverses administrations et les entreprises.
A propos de cap Digital
Cap digital est le pôle de compétitivité francilien des contenus numériques. Il a pour objectif de faire de Paris et de sa région la référence mondiale du numérique. Le développement de la R&D, la croissance des entreprises, la mise en réseau de ses adhérents et leur promotion à l’international sont autant de missions que se fixe Cap Digital pour soutenir la créativité et la compétitivité de ce secteur industriel qui représente un marché mondial de 300 milliards d'euros.
A propos de TEMIS
TEMIS édite des logiciels de Text Mining. Sa solution Luxid® optimise le traitement de l'information en transformant du texte libre en données analysables pour l'extraction de connaissance, le classement automatique de documents, l’analyse de contenu et la visualisation d’information. Luxid® joue un rôle stratégique pour les secteurs des Sciences de la Vie, de l’Industrie, de la Défense et de l’Edition & des Médias, apportant une nouvelle dimension d’analyse aux activités d’Intelligence Economique, de recherche et innovation, d’analyse d’opinion, de « voix du client » et d’édition de contenu.
Créée en septembre 2000, la société est actuellement présente à travers ses filiales en France, en Allemagne, en Italie, et aux Etats-Unis, et au travers de ses partenaires dans le reste du monde.
La technologie innovante de TEMIS a attiré de grands groupes tels que BASF, Bayer Schering Pharma, Boehringer Ingelheim, Ingenuity, Merck Serono, Novartis, Roche Diagnostics, Sanofi-Aventis, Solvay Pharmaceuticals ; BNP Paribas, PSA Peugeot-Citroen, Total ; Agence France-Presse, CARMA International, Elsevier, Editions Lefebvre-Sarrut, Liquid Campaign, Nature Publishing Group, Springer Science+Business Media, The McGraw-Hill Companies, Thomson Reuters ; Agence Française pour les Investissements Internationaux, Europol, le Ministère de la Défense, le Ministère des Finances ; Convera, EMC.
Nice Côte d'Azur va soutenir le pôle Capenergies
La Communauté urbaine Nice Côte d’Azur et le pôle de compétitivité Capenergies signeront une convention de partenariat vendredi 12 juin à 11 heures au Parc Phoenix à Nice.
Par cette signature, la Communauté urbaine s’engage à soutenir le développement économique de ce pôle de compétitivité spécialisé dans les projets liés aux énergies du futur. Ce partenariat prend la forme d’un soutien financier de 40.000 euros de la part de la Communauté urbaine au profit de Capenergies pour l’année 2009, mais il implique également le développement de projets communs innovants en matière d’énergies renouvelables sur le territoire communautaire. Nice Côte d’Azur affirme ainsi sa volonté de devenir la vitrine euro-méditerranéenne du développement durable.
La convention sera signée par Christian Estrosi, Député-maire de Nice, Président de la Communauté urbaine Nice Côte d’Azur et Serge Durand, Président du Pôle de compétitivité Capenergies.
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Les pôles de compétitivité veulent des financements publics supplémentaires
Les présidents des 17 pôles de compétitivité français à vocation mondiale ont réclamé vendredi de l'Etat l'apport de 900 millions d'euros supplémentaires au budget de 1,5 milliard prévu sur la période 2009-2011, afin d'amplifier le développement des pôles.
Les présidents des 17 pôles de compétitivité français à vocation mondiale ont réclamé vendredi de l'Etat l'apport de 900 millions d'euros supplémentaires au budget de 1,5 milliard prévu sur la période 2009-2011, afin d'amplifier le développement des pôles.
Entre 2005, date de leur création, et 2008, les 71 pôles de compétitivité français ont lancé 1.400 projets d'un montant global de 5 milliards d'euros, dont 1,7 milliard financé par l'Etat et les collectivités locales, et 3,3 milliards par les industriels, a précisé le Club des pôles mondiaux lors d'une conférence de presse.
Selon ses responsables, 300 projets sont aujourd'hui prêts à passer le cap de l'industrialisation et de la mise sur le marché, une nouvelle étape qui nécessite selon eux des financements publics supérieurs au 1,5 milliard promis par l'Etat.
Ils estiment que 900 millions supplémentaires sont nécessaires, et proposent par exemple qu'une partie des fonds issus de la collecte de l'impôt sur la fortune soient orientés vers le financement des PME innovantes membres des pôles de compétitivité.
Une telle mesure permettrait selon eux de dégager 300 millions d'euros.
Le passage des projets les plus matures à une phase de commercialisation pourrait générer dans les pôles 140.000 emplois directs de cadres d'ici cinq ans, et 700.000 emplois indirects, selon une étude de l'Agence pour l'emploi des cadres (Apec) citée par le Club des pôles mondiaux.
Les pôles de compétitivité, qui ont l'ambition de renforcer la place de la France en matière d'innovation, visent à mettre en réseau entreprises, centres de formation et unités de recherche publiques ou privées.
En juin 2008, un audit commandé par le gouvernement a proposé de les maintenir dans leurs "grands principes", mais d'en "reconfigurer en profondeur" 13 sur 71.
Les pôles de compétitivité à vocation mondiale demandent une rallonge
Les présidents des 17 pôles de compétitivité mondiaux, réunis en club, se sont retrouvés à Paris ce matin pour présenter quatre propositions visant à obtenir des pouvoirs publics 900 millions d'euros de plus pour renforcer les projets en cours, stimuler l'innovation et développer les secteurs d'avenir.
Quatre ans après la création des pôles de compétitivité dont l'action a permis de lancer 1 400 projets, pour un total de 5 Md€, les présidents des 17 pôles mondiaux montent au créneau pour décrocher les moyens de passer à la vitesse supérieure. Il y a un an, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a reconduit pour trois ans la mission des 71 pôles en leur attribuant une nouvelle enveloppe globale de 1,5 milliard d'euros. Or, pour optimiser les fonds investis dans les projets entre 2005 et 2008 par les pouvoirs publics et les industriels, il faudrait un financement supplémentaire de 900 millions d'euros, estiment d'une même voix les présidents des 17 pôles mondiaux.
Depuis 2007, ils se sont réunis au sein d'un club pour peser plus lourd dans le dialogue avec les pouvoirs publics et économiques. Ce matin, vendredi 12 juin, ils ont tenu à Paris une conférence de presse pour présenter ensemble les trois chantiers qu'ils estiment prioritaires et leurs propositions pour les mener à bien. « Le vecteur de création des pôles, ce sont ces projets collaboratifs autour desquels se sont rassemblés des grands groupes qui n'avaient jamais vu une PME et des chercheurs qui n'avaient jamais vu un industriel », a rappelé en préambule Dominique Vernay, président du pôle System@tic Paris Région, axé sur les systèmes embarqués.
Il faut de nouvelles sources de financement pour aider les PME à investir
Au premier rang des priorités, il s'agit de renforcer le soutien aux projets qui sont désormais en phase d'industrialisation. Sur les 1 400 déjà lancés, 300 entreprises sont prêtes à passer le cap de la mise sur le marché. « Il nous faut trouver de nouvelles sources de financement pour aider ces PME à investir dans des outils de production, des plans marketing et de communication », souligne Dominique Vernay.
Il faut ensuite stimuler l'innovation pour rendre les industries françaises plus compétitives face aux concurrents internationaux. C'est le deuxième chantier prioritaire évoqué ce matin. « Nous sommes en coopétition entre métropoles », a notamment rappelé Henri Verdier, président du pôle parisien Cap Digital spécialisé dans les contenus numériques. Enfin, le troisième chantier, d'importance, a pour objectif de renforcer les pôles sur les marchés du futur : les cleantech, les nanotechnologies, les éco-technologies, l'Internet du futur, la ville et les transports durables, les biotechnologies marines... « La crise mondiale n'est pas un simple trou d'air, elle révèle un changement de modèle industriel, a insisté Henri Verdier. Il ne s'agit plus seulement de limiter la casse, mais d'investir sur la mutation et sur les nouveaux secteurs qui vont procurer croissance et emploi ».
Le club a rencontré NKM
Pour relever ces trois défis, le club des pôles mondiaux a établi quatre propositions que les 17 présidents comptent défendre tous azimuts, ensemble et séparément, auprès des différents responsables politiques, ministères et instances dont relèvent leurs différents pôles. Le club a par exemple soumis mercredi ses propositions à Nathalie Kosiusko-Morizet, secrétaire d'état à la Prospective et au Développement de l'économie numérique, pour les points qui relèvent de l'économie numérique. Et rendez-vous est déjà pris avec le Premier Ministre, François Fillon. La première des quatre propositions élaborées concerne la réorientation d'une partie des fonds TEPA ISF vers les PME innovantes, membres des pôles. Le club espère trouver un dispositif pour réunir par ce biais 300 millions d'euros. Les 17 présidents demandent ensuite qu'un budget complémentaire de 200 millions d'euros soit accordé aux appels à projets de R&D dans le cadre du FUI (Fonds unique interministériel) ; ce qui permettrait de maintenir un effort financier équivalent à la période 2005-2008. Sur l'enveloppe globale FUI, le club souhaite par ailleurs le versement d'un budget additionnel de 100 millions d'euros afin de compenser les sommes prélevées (600 M€) pour financer les plateformes d'innovation.
Au total, 7,2 milliards d'euros en incluant les fonds privés
Enfin, pour le lancement d'appels à projets nationaux sur les secteurs d'avenir identifiés par les pôles, les 17 présidents estiment qu'un budget de 300 millions d'euros est nécessaire. Au total, donc, c'est un montant de 900 M€ qui viendrait s'ajouter aux 1,5 Md€ promis l'an dernier par Nicolas Sarkozy pour la deuxième phase triennale des pôles de compétitivité. Cela représente moins de 0,05% du PNB de la France, souligne le club. De leur côté, les pôles se font fort de trouver auprès des industriels et des investisseurs privés les investissements complémentaires qui constituent environ 2/3 du financement global. Sur ce terrain, le pôle mondial francilien Finance Innovation explore activement les voies de nouveaux modes de financement. Au total, on pourrait ainsi atteindre 7,2 milliards d'euros à investir sur trois ans, dont 4,8 Md€ de fonds privés.
Les pôles de compétitivité mondiaux demandent 900 millions d'euros
Les dix-sept dirigeants des pôles de compétitivité mondiaux réunis au sein du Club des pôles mondiaux souhaitent que l'Etat ajoute 900 millions d'euros aux 1,5 milliard prévus pour la période 2009-2011. Le tiers (300 millions d'euros) pourrait provenir des fonds ISF, dont une partie serait donc "directement routée vers les PME innovantes des pôles de compétitivité", suggèrent-ils. Les entreprises abonderaient le double, soit 1,8 milliard d'euros, comme elles l'ont fait pour les précédents projets.
Ce financement supplémentaire serait utilisé pour accélérer l'industrialisation des projets développés au sein des pôles depuis trois ans et arrivés à maturité. Ce soutien financier permettrait également de financer davantage de projets en raison du nombre croissant d'entreprises rejoignant les Pôles, mais aussi d'explorer de nouveaux marchés (technologies vertes, nanotechnologies, etc.).
Annie Kahn
