Le pôle de compétitivité Mov’eo en recherche et développement automobile et transports publics dont le siège est au technopôle du Madrillet (Saint-Etienne du Rouvray) va élargir son domaine d’intervention aux véhicules électriques et réunir en son sein les entreprises du pôle MTA (Mobilité et transports avancés) localisé en Poitou-Charentes.

L’intégration de la cinquantaine d’entreprises et laboratoires de MTA au sein de Mov’eo sera effective à la fin de l’année après les assemblées générales extraordinaires des deux pôles. De 253 membres (entreprises, laboratoires, grandes écoles…), le pôle Mov’eo élargi va passer à 300 sur un territoire qui associera les régions normandes, l’Ile-de-France et Poitou-Charentes.

Précisée mardi à Rouen en ouverture de la 2ème convention Projets du pôle Mov’eo par son président Luc-Alexandre Ménard, cette absorption s’inscrit dans le mouvement industriel qui voit les grands constructeurs automobiles se lancer dans la motorisation électrique. En reprenant le pôle MTA spécialisé dans la partie amont de la filière, le stockage de l’électricité, le pôle Mov’eo élargit le champ de sa R&D dans une logique d’intégration. « Nous donnerons à nos membres la possibilité d’élargir et de valoriser leurs thématiques. Nous pourrons inclure à notre pôle de nouvelles pépites, PME de la filière électrique », explique Michel Gigou, directeur du pôle Mov’eo.

Cet élargissement devrait faire de Mov’eo un des pôles de compétitivité majeurs avec une « responsabilité accrue » à un moment où « le secteur de l’automobile va obligatoirement changer, comme il a toujours changé », observe Luc-Alexandre Ménard qui parle d’un « point de rupture ».

Créé en 2006 avec l’émergence en France des pôles de compétitivité sous l’impulsion de l’Etat, le pôle Mov’eo a pour ambition de donner au secteur de l’automobile les moyens de collaboration dignes des clusters de dimension mondiale avec comme exemple emblématique la Silicon Valley.

En trois ans et demi, 172 projets de recherche et développement ont été labellisés et dix-sept d’entre-eux ont été retenus pour bénéficier d’un financement public pour un montant de 80 M€ aidés à hauteur de 35 M€.

Intervenant en ouverture de la conventin, le président du conseil régional de Haute-Normandie, Alain Le Vern (PS), a indiqué que la collectivité « prendra plus que sa part s’il le faut » pour soutenir le pôle Mov’eo. Il a insisté sur sa responsabilité dans le domaine de la formation évoquant le « défi de la ressource humaine », notamment en augmentant le nombre de thèses et de doctorants. « La Haute-Normandie ne mégotera mas par ses efforts lorsqu’on est sur de tels enjeux », a souligné M. Le Vern.

Source : ANI
Date : 14/10/2009

Voir: http://www.drakkaronline.com/article82567.html