27 mars 2010

Cinquième congrès Vitagora à Dijon

Plusieurs centaines de personnes ont assisté au congrès annuel du pôle de compétitivité agroalimentaire

Plus de cinq cents spécialistes ont assisté pendant deux jours, mardi 23 et mercredi 24 mars, au 5ème congrès du pôle de compétitivité agroalimentaire Vitagora à Dijon. Thème retenu cette année: aliment, nutriment et bien-être.

Chaque année, le congrès de Vitagora est l'occasion pour des industriels, des professionnels de la santé, des chercheurs, de se rencontrer pour échanger sur la nutrition et pour conclure des marchés. Les conférences leur permettent également de faire le point sur les tendances et les produits. Parmi les thèmes abordés lors de cette 5ème édition: l'optimisation nutritionnelle des traitements anti-dépresseurs, qualité de vie et alimentation pour le diabète, ou encore: aliments prêts à consommer, entre praticité et santé.

Quelques chiffres

Vitagora, ce sont 68 entreprises, 30 organismes, 10 établissements de formation et d'enseignement supérieur. Le pôle affiche 88 projets en cours et 449 emplois créés ou attendus. Le congrès annuel rassemble plusieurs centaines de spécialistes. Le pôle tiendra son assemblée générale le 9 avril 2010 à Dijon.

Voir: http://bourgogne-franche-comte.france3.fr/info/bourgogne/cinquieme-congres-vitagora-a-dijon-62103681.html

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Seawatt labellisé par le pôle de compétitivité Capenergies

Île de la Réunion - Le projet Seawatt n'est pas un serpent de mer, malgré la forme équivoque du Pélamis, cette machine de 180 mètres de long pour 4 mètres de diamètre, destinée à fournir de l'électricité grâce à la houle. Et il pourrait être la première ferme houlomotrice de France, une fois installé au large de la Pointe-du-Diable.

Reste à trouver les financements, environ 25 millions d'euros, pour installer les cinq premiers Pélamis en mer. La labellisation par le pôle de compétitivité national Capenergies, au début du mois, est une étape importante pour l'avancée du projet.

Si tout se passe comme prévu, ce sont 5 machines, produisant 5 mégawatts, qui seront installées d'ici le troisième trimestre 2011 et 30 machines qui devraient être installées d'ici 2015, produisant 30 mégawatts d'électricité, une puissance suffisante pour alimenter 20 000 foyers réunionnais.

Seawatt a développé des améliorations au concept, notamment au niveau du stockage de l'énergie. Les Pélamis réunionnais devraient stocker d'une à trois heures d'électricité, permettant de "lisser" la production avant le raccordement au réseau.

Pour Patrice Galbois, actionnaire et maître d'ouvrage de Seawatt, il reste à obtenir une revalorisation des tarifs: "le tarif d'achat de l'énergie produite est de 15 centimes d'euros pour l'instant. Un tarif intéressant serait de l'ordre de 30 centimes."

Voir: http://www.lequotidien.re/actualites/c-tait-en-direct/98037-energies-renouvelables-seawatt-labellise-par-le-pole-de-competitivite-capenergies.html

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L’État : 5,8 millions d’euros dans 4 projets du pôle Moveo !

Dans le cadre du neuvième appel à projets du Fonds unique interministériel (FUI), quatre projets issus du pôle de compétitivité Mov’eo* ont été retenus pour bénéficier des financements des pouvoirs publics. Ces projets représentent un budget total de 13,4 millions d’euros, sur lesquels 5,8 millions d’euros sont accordés par l’État et les collectivités territoriales.
Mov’eo poursuit son ancrage dans les projets visant à réduire les impacts environnementaux des véhicules. Ainsi, sur les quatre projets retenus pour financement, trois sont consacrés à la recherche et au développement pour améliorer les applications liées à l’usage des technologies hybrides et électriques. Autre axe stratégique de Mov’eo, la sécurité des usagers avec un projet visant la qualification et la certification des systèmes de surveillance active.
- Le projet ORIANNE (Outil numéRiques pour le mAquettage de foNctions de coNtrôle motEur) répond au besoin de développer des nouvelles technologies de groupes motopropulseurs (G.M.P. essence, diesel, électriques et hybrides), eux-mêmes pilotés par des systèmes embarqués de plus en plus complexes.
- L’une des solutions envisagées pour réduire la consommation des moteurs étant la réduction de la cylindrée (downsizing), le projet SURAL-HY (Suralimentation Hybride) vise à aller plus loin dans cette voie avec le développement d’une solution technologique associant hybridation et suralimentation électrique pour améliorer la consommation des moteurs essence.
- Le projet AVELEC (Acoustique des Véhicules ÉLECtriques) prend en compte la réduction des nuisances acoustiques dans l’impact environnemental des véhicules électriques en intégrant les prestations acoustiques et vibratoires, dès la phase amont de conception.
- Enfin, le projet QUASPER R&D (Qualification et Certification des Systèmes de Perception) vise à définir les éléments scientifiques et techniques d’une future plate-forme de qualification et certification des systèmes de perception actifs. Ce projet vise à définir des méthodologies de qualification reconnues par l’industrie pour contribuer au développement de nouvelles technologies de capteurs et de systèmes de perception, puis à identifier, développer et fournir un support pour l’élaboration de standards européens de performances fonctionnelles.
Sur l’ensemble de ces projets, deux sont portés pas des PME, et 11 PME sont partenaires. L’effort R&D des PME est de 6 millions d’euros, soit 45 % de l’effort total en recherche et développement.

* Mov’eo : pôle de compétitivité en recherche et développement automobile et transports publics. Mov’eo développe des projets collaboratifs innovants pour renforcer la compétitivité internationale des entreprises françaises et des territoires. Depuis sa création, en 2006, Mov’eo compte plus de 260 membres et a labellisé plus de 215 projets de recherche et développement ; 87 d’entre eux ont reçu le soutien des pouvoirs publics à hauteur de 146 millions d’euros.

Voir: http://www.automobile-entreprise.com/L-Etat-5-8-millions-d-euros-dans-4,1434

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Le véhicule du futur en pôle position

Le pôle de compétitivité "Véhicule du futur" d'Alsace/Franche-Comté est parmi les plus productifs de France notamment grâce au systèmes intelligents de conduite. Retour sur l'Assemblée générale de mardi soir...

Arnaud Tramaille quitte la présidence du pôle de compétitivité "Véhicule du futur". Mardi soir à l'occasion de l'Assemblée Générale il dressait un bilan des projets recherche-développement labellisés par l'État en cinq ans.

Ils sont au nombre de 63, ce qui place le pôle de compétitivité "Véhicule du futur" d'Alsace/Franche-Comté parmi les plus productifs de France.

Véhicule connecté, systèmes embarqués, nouvelles technologies pour la sécurité, sont autant de thèmes de recherche et développement : lire à ce sujet " Comment vivre dans la voiture de demain ? ".

Le pôle "Véhicule du futur" a élargi son champ d'action de l'automobile à la mobilité des transports terrestres en général, notamment les "technologies propres" et les solutions en milieu urbain faisant appel aux technologies de l'information pour des "systèmes intelligents de conduite", à la suite de l'audit gouvernemental de 2008 qui l'a classé parmi les pôles devant redéfinir leur stratégie. Cette évolution a dopé l'activité, a estimé M. Tramaille.

Source info.sfr

Voir: http://e-alsace.net/index.php/smallnews/get?newsId=2581

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Netasq rejoint le Pôle de compétitivité mondial SYSTEMATIC PARIS REGION

Par Global Security Mag Online

Présentation : Netasq intègre le Groupe Thématique Sécurité Défense du Pôle de compétitivité mondial SYSTEMATIC PARIS-REGION. En s'associant à ce Pôle de compétitivité, Netasq compte Apporter sa contribution aux projets collaboratifs de recherche et développements en matière de sécurité informatique à travers son expertise, Participer à la réflexion commune sur les technologies émergentes de protection de l'information. Par ailleurs, cette participation permet à l'entreprise de bénéficier du soutien ... - Business

Voir: http://www.secuobs.com/revue/news/205436.shtml

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« Isis » : Nouvelle étape pour la chirurgie mini-invasive

À la suite du succès du projet collaboratif de R&D « Anubis », le projet « Isis », co-labellisé par les pôles EuroBioMed et Alsace BioValley, vise le développement d’une solution innovante de chirurgie laparoscopique par incision unique au niveau de l’ombilic.
Développer une gamme d’outils « mécaniques et robotiques flexibles permettant d’introduire tous les instruments opératoires par la seule incision ombilicale  » est le pari du projet « Isis ». Comme le projet ANUBIS, labellisé en 2005 par le pôle compétitivité Alsace BioValley, qui lui a ouvert la voie, « Isis » considère l’ombilic comme un « accès naturel potentiellement exploitable » pour la chirurgie mini-invasive.

Des résultats attendus pour fin 2012

L’idée est d’introduire les instruments nécessaires à une intervention chirurgicale, dont une caméra, par cet orifice naturel. En théorie, cette technique permet de réduire les risques liés aux suites opératoires et de dissimuler les cicatrices sous les plis du nombril. « Isis est la nouvelle étape qui allie la haute technicité et le caractère mini-invasif de la chirurgie, fruit d’un partenariat public-privé comme sait le faire l’IRCAD depuis sa création  » souligne le Professeur Jacques Marescaux, Président de l’IRCAD.
Co-labellisé en 2009 par les pôles de compétitivité EuroBiomed, dédié à la santé, et Alsace BioValley, dédié aux innovations thérapeutiques, ce projet est piloté par l’IRCAD (Institut de Recherche Contre les Cancers de l’Appareil Digestif) à Strasbourg et associe les sociétés Karl Storz et Protomed ainsi que le Laboratoire des Sciences de l’Image, de l’Informatique et de la Télédétection de l’Université de Strasbourg. D’un montant global de 2,9 M€, il a reçu des financements du FUI, des régions Alsace et PACA, de la Communauté Urbaine de Strasbourg, du FEDER et de Marseille Provence Métropole. Les premiers résultats sont attendus pour la fin de 2012.

24 mars 2010, Elsa Bellanger

Voir: http://www.innovationlejournal.com/spip.php?article5392

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Appel citoyen contre la politique française actuelle des pôles mondiaux de compétitivité dans le domaine de l’eau

Ni Montpellier, ni Metz ! La recherche publique sur l’eau n’est pas privatisable

Le 22 janvier 2010, le journal Midi-Libre titrait en première page « Montpellier veut devenir capitale mondiale de l’eau », et développait une page entière en reprenant les arguments des promoteurs de ce projet, sans aucun recul ni élément pour créer un débat.

La politique des universités uniques et des pôles mondiaux de compétitivité labellisés par le gouvernement pour chaque région s’inscrit dans un schéma global de marchandisation des savoirs et des formations supérieures. Dans le domaine de l’eau comme dans d’autres domaines, il est absurde d’opposer le Languedoc ou la Lorraine en vue d’écraser la concurrence. La richesse intellectuelle et la capacité des équipes reposent sur la diversité des sites de travail et l’inventivité locale. L’innovation ne consiste pas à marginaliser des lieux et des groupes de recherche mais à tisser des réseaux et laisser naître et évoluer des équipes partout en France.

Dans ce secteur de l’eau, l’idée d’associer les entreprises privées, parmi les plus puissantes sur le plan mondial et sujettes à toutes les dérives éthiques par le passé, et les équipes universitaires et de centres de recherches publics aboutit à placer sous tutelle privée les problématiques complexes de gestion des eaux. Elles prédisposent à une concentration abusive des pouvoirs sur l’eau, du point de vue politique comme du point de vue économique et social.

Considérer que Montpellier fait partie des villes du monde où les recherches sur l’eau sont significatives et brillantes, c’est bien. Affirmer que le regroupement des entreprises privées et des équipes de recherches publiques suffit à faire de Montpellier la Capitale Mondiale de l’eau est le produit d’une certaine mégalomanie. Mettre à la tête de ce pôle le directeur régional de Véolia est une absurdité. Qui va croire que les recherches sur l’eau menées par les équipes de Montpellier n’ont rien à voir avec les intérêts particuliers des entreprises impliquées dans le pôle ? Comment juger de l’objectivité des connaissances produites dans un tel contexte ? Comment ne pas prendre en considération, dans ce pôle, le risque de voir s’éloigner le meilleur de la recherche mondiale et de fructueuses collaborations ?

Le projet de pôle mondial comprendrait « un espace dédié à la recherche en sciences humaines ». Pour faire quoi ?

Il s’agirait de « développer les activités commerciales et les échanges avec les pays étrangers ». Dès lors, comment poursuivre des travaux d’évaluation des politiques publiques, de comportements des acteurs, d’analyses de conflits sur les ressources, si les scientifiques sont autant impliqués dans le business de l’eau.

Dites non aux pôles de Montpellier et de Metz ! Dites non à la confusion de la politique universitaire et de recherche mêlée aux intérêts particuliers trop évidents !

Voir: http://www.partagedeseaux.info/article406.html

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Moovéco : Le projet de voiture électrique labellisé

Bonne nouvelle pour le projet de voiture électrique Moovéco. Ce véhicule conçu par 6 PME du Val d’Oise et des Yvelines vient de se voir labelliser par le pôle de compétitivité automobile Movéo.  Une labellisation qui sonne comme une vraie reconnaissance pour ses concepteurs et un sérieux coup de pouce financier pour le développement du projet. Une fois le budget bouclé, les premiers véhicules pourraient voir le jour d’ici 2 ans.

Conçu par six entreprises du Val d’Oise et des Yvelines, pour répondre aux cinq principaux usages du véhicule en ville, Mooveco est une famille de véhicules électriques intégrant des services de mobilité. Lancé fin 2008, le projet MOOVECO entre dans une nouvelle phase de son développement : il a été labellisé la semaine passée par le pôle de compétitivité MOVEO.

Tous membres du réseau RAVY, accompagnés depuis juin 2009 par la mission mécatronique du conseil général du Val d'Oise, les porteurs du projets MOOVECO sont partis du constat que "l’automobile objet de propriété" évoluerait, au travers de l’introduction d’une nouvelle énergie, vers l’émergence de nouveaux types de comportements et vers la "satisfaction du besoin de mobilité des citadins".

Le Conseil général se satisfait de cette labélisation par le pôle MOVEO qui valide plus particulièrement l'originalité et la pertinence du concept novateur de plate-forme unique dédiée à des usages multiples ainsi que le développement d'une application pour la logistique dite du dernier kilomètre.

Dans un contexte concurrentiel fort et une période de crise où les portes sont difficiles à ouvrir pour les petites entreprises, la responsabilité d'une collectivité publique est d'agir pour valoriser les projets portés par les PME du territoire.

Didier ARNAL, Président du Conseil général du Val d'Oise, a ainsi mobilisé les services du Conseil général, en lien avec le Président du Comité d’Expansion Economique du Val d’Oise (CEEVO), Alain Leikine, afin d'accompagner les PME valdoisiennes dans leur recherche de soutien auprès des principaux financeurs.  "Cette labélisation nous encourage à poursuivre dans ce sens. C'est une reconnaissance de l'inventivité des PME de notre département et une concrétisation des efforts des acteurs publics territoriaux pour la faire enfin reconnaître auprès des grands groupes industriels et des pôles de compétitivité", développe Didier ARNAL.

C'est avec une crédibilité accrue que la société MUSES, regroupant les PME porteuses du projet MOOVECO, peut aujourd'hui poursuivre sa recherche : 

-  de financement pour développer des démonstrateurs, des expérimentations ;
-  d’opérateurs de services pour développer de nouveaux services

Voir: http://www.vonews.fr/article_9410

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France Green Plastics, un cluster pour les agromatériaux

mercredi 24 mars 2010, par Karim Boudehane   

Les pôles de compétitivité Plastipolis, Céréales Vallée et Industries & Agro-ressources ont signé, lors du Salon de l’agriculture 2010, à Paris, une convention de partenariat pour créer France Green Plastics, (cluster) des agromatériaux pour la plasturgie. Son objectif est de fédérer l’action de ces trois pôles pour leurs activités liées aux agromatériaux dans la plasturgie. Le cluster entend mener des actions pour développer une stratégie technologique commune dans ce domaine, faire émerger des projets innovants ou encore coordonner les actions de formation et de transfert. Cela passe par la formulation et par la transformation des matériaux, ou par la valorisation industrielle des ressources végétales. Chaque pôle assurera, à tour de rôle et pendant un an, le secrétariat du comité de pilotage. Ce dernier inclut le président et le directeur de chaque pôle. Le cluster affiche l’ambition de devenir le référent principal des filières bioplastiques en France : industriels, centres de recherche-développement et universités.

Voir: http://plastiques-caoutchoucs.com/France-Green-Plastics-un-cluster,1086

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"Aucune véritable pépite n'a encore émergé des pôles de compétitivité"

Par Valérie Lion, publié le 24/03/2010

Il y a dix ans, l'UE posait les jalons du développement d'une économie de la connaissance. L'occasion de faire le bilan des pôles de compétitivité en France, avec Jacques Arlotto, professeur de stratégie et directeur de l'incubateur de l'école de commerce Audencia.

Il y a tout juste dix ans, lors du sommet de Lisbonne, l'Union européenne posait les bases d'une stratégie visant à développer sur le vieux continent une économie de la connaissance performante. Parmi les outils mis en avant : les pôles de compétitivité. Fin 2004, le gouvernement Raffarin lançait les appels d'offres pour la création des premiers pôles en France, et en labellisait près de 70 à l'été 2005. Bilan d'étape avec Jacques Arlotto, professeur de stratégie et directeur de l'incubateur de l'école de commerce Audencia, à Nantes.

Pourquoi des pôles de compétitivité ?

L'idée est de regrouper sur un même site des acteurs travaillant sur les mêmes sujets - c'est la fameuse "grappe".

Elle n'est pas forcément nouvelle : déjà au 19e siècle, Ricardo avait développé la théorie de l'avantage comparatif et de la spécialisation. Elle a simplement été "marketée"différemment. En France, on parle de pôle de compétitivité, en Italie de district et en Allemagne de réseau de compétences. Le terme consacré au niveau international, c'est le cluster dont le plus bel exemple reste la Silicon Valley, en Californie. Dans tous les cas, il s'agit de concentrer les moyens disponibles, à la fois publics et privés, sur quelques domaines, plutôt que de faire du saupoudrage... une pratique utile en agriculture, pas en économie !

Avec 71 pôles en France, a-t-on vraiment évité le saupoudrage ?

Pas franchement. Quand l'appel d'offres à été lancé, chaque élu voulait son pôle. Il y a eu plus d'une centaine de candidatures. Dans l'absolu, on n'aurait dû retenir qu'une dizaine de pôles d'envergure mondiale. Mais dans cette hypothèse, l'Ile-de-France, avec Medicen, Systematic, Cap Digital et Finance Innovation, aurait remporté la part du lion, conséquence de notre vieil héritage colbertiste. Alors, on a aussi labellisé des pôles nationaux et régionaux.

Ces pôles ont-ils, à ce jour, fait leurs preuves ?

Le bilan est encore mitigé. Ils ont certes permis de mettre en relation des univers qui s'ignoraient : grandes entreprises avec PME et start-ups, recherche privée avec recherche publique. De ce fait, ils facilitent l'accès de petites structures à des gros projets. Ainsi, les grands groupes sont encouragés à rechercher l'innovation à proximité plutôt qu'à l'autre bout du monde : c'est à la fois plus rapide et moins cher, donc plus efficace. Par ailleurs, on observe une montée en puissance des pôles avec une augmentation de leurs adhérents. Mais il est vrai que, pour l'instant, on n'a pas encore vu émerger de ces pôles LA pépite qui en signerait le succès. A leur décharge, ces structures travaillent sur des logiques d'innovation, donc de long terme. Il faut être patient...

Voir: http://www.lexpress.fr/actualite/economie/aucune-veritable-pepite-n-a-encore-emerge-des-poles-de-competitivite_857876.html

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