27 juin 2010

Pôle de compétitivité / Des ambitions de leader européen

Le Pôle IAR a fixé sa feuille de route à l'horizon 2015

Le président du Pôle de compétitivité Industries & Agro-ressources maintient le cap : « Être les premiers en Europe en 2015. » Daniel Thomas l'a rappelé haut et fort en assemblée générale. Ce Pôle à vocation mondiale, a déjà une stature internationale aujourd'hui reconnue.
Implanté en Champagne-Ardenne et Picardie, le Pôle s'est positionné au plan européen, pour réfléchir à la bio raffinerie de demain (programme Star-Colibri). Il travaille avec des Anglo-saxons, des Israéliens, sur des sujets aussi variés que les micro-algues.
Avec une attention particulière sur ce qui se passe aux États-Unis, le président Obama s'étant clairement exprimé en faveur d'une politique industrielle et agricole.
« Il faut s'en inspirer », déclare Daniel Thomas, qui n'entend pas négliger d'autres territoires comme le Maroc. Et surtout pas la Champagne-Ardenne et la Picardie où il veut voir « ancrer » les activités du Pôle. Avec une dimension dans la recherche et l'enseignement supérieur, « une priorité ».

« Métabolisme industriel »

Le secteur du Pôle IAR doit aussi s'affirmer comme un « territoire de démonstration. Nous avons ici un accès structuré à la matière première agricole, et des plateformes ouvertes à des projets industriels ».
Comme la plateforme BRI de Bazancourt, qui va accueillir des étudiants ou des chercheurs de l'École centrale, d'AgroParisTech et de Reims Management School.
Pouvoir prétendre à une empreinte écologique moindre d'un biocarburant, ou d'un agro-matériau, suppose d'être démontré. « Il faut pouvoir faire des analyses du champ, jusqu'au consommateur final », explique Daniel Thomas.
Un consortium, un programme et un appel d'offres sont déjà engagés pour mettre en place cette échelle de démonstration.
La valorisation de la plante entière était, dès le départ, le socle du Pôle de compétitivité. « La stratégie de la bio raffinerie s'affirme aujourd'hui comme une réalité. » Et le président d'expliquer comment les activités de la filière finissent par se mutualiser. « Les déchets des uns deviennent la source de matières premières des autres. »

C'est un phénomène de « métabolisme industriel », dont le fonctionnement s'approche de celui d'un organisme vivant.
Quatre grands marchés ont été clairement identifiés. À commencer par les molécules, une matière première renouvelable, que les dérivés du pétrole ne peuvent déjà plus remplacer dans certains cas (directive Reach).
Les agro-matériaux ont des destinations toutes trouvées pour le bâtiment, l'automobile, l'aéronautique.
« Mais nous n'avons pas encore les forces suffisantes », constate Daniel Thomas. Avec le projet Futurol, les biocarburants de 2e génération représentent une voie d'avenir et d'espoirs. Sans oublier les ingrédients pour l'alimentaire, et les actifs.

Davantage de PME

Au bout du compte, le Pôle a déjà porté près de 140 projets labellisés, pour 74 projets financés. Soit l'équivalent de plus de 366 millions d'euros.
Thierry Stadler, le directeur, se réjouit également de constater que la part des PME adhérentes ne cesse d'augmenter (plus de 140 en 2009).
Ce qui contribuera à équilibrer le financement avec les pouvoirs publics, dans un budget global de 1 399 000€.
Jean-Paul Bachy est venu assurer le Pôle du soutien de la région qu'il préside.
Mais attention, « nous n'aurons plus d'autonomie de financement en 2011. Nous serons tributaires des dotations du ministère des finances ». Donc sans visibilité.

Dominique Herbemont

Voir: http://www.lunion.presse.fr/article/economie-region/pole-de-competitivite-des-ambitions-de-leader-europeen

Posté par Patrick007 à 10:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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