Jeudi soir le pôle de compétitivité agricole et agroindustriel de Midi-Pyrénées est venu faire un point d'étape sur son action qui a déjà profité à des entreprises locales.

Les chercheurs et les entrepreneurs peuvent collaborer et avoir des résultats, même en milieu rural ! C'est, sous forme de synthèse, le message qu'Agrimip, le pôle de compétitivité agricole et agroindustriel de la région Midi-Pyrénées est venu adresser aux forces vives de l'économie locale rassemblées jeudi soir à la salle du Moulin de Moissac. Ce fut aussi l'occasion pour Hervé Ossard (INRA), vice-président d'Agrimip, de dire tout le bien qu'il pensait du relais départemental qu'est l'Agence de développement économique de Tarn-et-Garonne (ADE 82). Présidée par Guy-Michel Empociello, l'ADE82 était d'ailleurs à l'origine de la réunion d'avant-hier qui a permis de dresser un bilan des quatre premières années d'action d'Agrimip. En bref, Agrimip « qu'es aco » ? Des idées, des questions, des réponses, et, aussi, des financements pour les mettre en application, qui se télescopent à grande vitesse et qui permettent à des entrepreneurs, avec l'aide de chercheurs, de se lancer dans de véritables aventures économiques. Ce qui n'aurait pas été possible s'ils s'étaient retrouvés seuls face à leurs défis.

Davantage que les commentaires, ce sont les faits qui ont éclairé l'assistance sur la capacité d'Agrimip d'aider les PME. En ce qui concerne la zone de Moissac-Castelsarrasin on retiendra deux exemples. Celui de l'entreprise familiale Absoger qui a pu développer un analyseur d'éthylène pour aider à la conservation de certains fruits : « Sans Agrimip on n'aurait pas été en mesure d'attirer un chercheur américain aux Barthes pour nous aider à développer notre procédé. » Absoger pourrait d'ailleurs à nouveau faire appel à Agrimip puisque la société cherche actuellement une solution à même de palier l'interdiction récente de certains produits phytosanitaires en arboriculture. Autre exemple significatif, la société Nutritis et ses sucres extraits de la valorisation des fruits déclassés dont la partie rechercher et développement s'implantera prochainement dans le secteur. Son directeur, Pierre Lapoujade, a notamment mis en avant les différents centres de recherche qui lui ont permis de valider son idée de départ.

Voir: http://www.ladepeche.fr/article/2010/09/11/904346-Moissac-Agrimip-fait-pousser-les-bonnes-idees.html