mercredi 02.03.2011
 
Jean-Pierre Delannoy (CGT) menace de débrayages...

Daniel Percheron, président du conseil régional, aime tant les trains qu'il rêve que sa région devienne le « Toulouse du ferroviaire ». Ambitieux mais réaliste : un pôle de compétitivité I-Trans à vocation mondiale, un projet d'institut de recherche technologique de dimension mondiale, une agence ferroviaire européenne et une association nationale des industries ferroviaires, toutes deux à Valenciennes... dans l'ombre des géants Alstom et Bombardier. La France ferroviaire emploie 16 500 salariés dont 10 000 ici ? Soit. Mais une ombre plane avec les difficultés des sous-traitants de nos deux fleurons industriels.

Alain Bocquet, président PCF de la commission d'enquête parlementaire sur le ferroviaire, s'en est ému dans une lettre adressée le 23 février à Daniel Percheron. Pour lui, « face aux réductions d'effectifs et à la poursuite des délocalisations à l'étranger, on est en droit d'exiger un peu plus de fermeté de la part de la puissance publique... ». Pour sa part, Jean-Pierre Delannoy, leader des métallos CGT, réclame une table ronde avec la commission parlementaire, la SNCF, les entreprises et les syndicats d'ici à fin mars, avant une éventuelle journée d'action en avril assortie de débrayages dans les entreprises. Ça se durcit !

Delos ferme, 42 emplois supprimés. Sofanor est passé de 158 à 90 salariés à Crespin. L'ingénierie d'Alstom glisse de Petite-Forêt à Saint-Ouen. Les Forges de Fresnes passent de 60 à 35 salariés et perdent un gros tiers de leur activité. Quant à la SAEP, c'est l'urgence avant un risque sérieux de liquidation à Saint-Amand-les-Eaux, l'entreprise aux 150 salariés étant lâchée par son groupe bordelais Oxymétal. La casse des sous-traitants se poursuit, attention danger pour leurs grands donneurs d'ordre. • Y. B.

La Voix du Nord

Voir: http://www.lavoixeco.com/actualite/la_une/2011/03/02/article_et-si-le-ferroviaire-perdait-ses-equipem.shtml