Le développement de la vallée de la Seine sera à n’en pas douter le plus grand chantier d’aménagement du territoire depuis les années 70. En dévoilant mercredi à la presse son rapport, remis la semaine dernière au premier ministre, le Commissaire général pour le développement de la Seine, Antoine Rufenacht, n’a pas caché son souhait de voir ce dossier revêtir le titre emblématique « d’enjeu national ». Et ce, quelle que soit l’issue des résultats des prochaines élections, présidentielles et législatives…

Non ! Antoine Rufenacht en est persuadé. Le rapport qu’il a remis la semaine dernière au premier ministre sur le développement de la vallée de le Seine, ne sera pas un énième dossier, vite enterré une fois son rapporteur sorti de la pièce. « Il s’agit d’un dossier emblématique. Un de ces grands dossiers qu’a pu connaître la 5ème République à l’image de l’aménagement littoral du Languedoc-Roussillon (1963) ou de la création de la région parisienne (1976) », souligne Antoine Rufenacht, Commissaire général pour le développement de la vallée de la Seine (CGDVS).

Relancer l’économie maritime et portuaire et faire de Paris une « ville monde » en la dotant d’un accès à la mer, l’aménagement de la vallée de la Seine va bien au-delà d’une simple réorganisation administrative. Il s’agit avant tout d’un « véritable investissement d’avenir », partie intégrante d’un Grand Paris qui a pour objectif de redistribuer les cartes entre la capitale et l’une de ses plus proches provinces, chacun ayant besoin de l’autre pour continuer à se développer…

Dans ce rapport, six axes stratégiques ont été présentés, allant de la nécessaire réalisation du « Seine Gateway » à la mise en place d’une métropole équilibrée entre Rouen, le Havre, Caen et Evreux en passant par une vallée de la Seine « laboratoire de réindustrialisation et de sortie de crise ». Il propose également la mise en place d’une gouvernance partagée, composée à parité de représentants de l’Etat, des collectivités et du monde économique, le secrétariat général et le « bras armé » étant assurés par un CGDVS placé sous l’autorité du Premier ministre et doté de moyens financiers pour « financer des équipements incontournables d’une part, et des actions stratégiques d’autre part ».

Au chapitre des équipements incontournables figurent ainsi la Ligne nouvelle Paris Normandie (LNPN), le port d’Achères et l’achèvement de l’A 104, la liaison A13-A28 (dite contournement Est de Rouen), la réalisation d’un réseau ferroviaire à haute performance réservé au fret entre Paris, Rouen et Le Havre et enfin un lien fluviomaritime dans le port du Havre. Cinq équipements majeurs dont le coût avoisine les 18 milliards d’euros. « C’est vrai, c’est une somme, mais il faut bien voir cela dans le cadre d’un investissement pour l’avenir, étalé sur plusieurs dizaines d’années », souligne Antoine Rufenacht.

J-O.G.

Voir: http://www.drakkaronline.com/article120598.html

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