Publié le 16/03/2012

Le pôle de compétitivité spécialisé Lyonbiopôle (maladies infectieuses, cancers), qui regroupe une centaine d'entreprises et établissements de recherche, veut faire du développement économique des PME du secteur un axe majeur de son activité, sept ans après sa création.

Depuis 2005, Lyonbiopôle a approuvé 110 projets de recherche et développement à financements public et privé, pour un investissement global de 537 millions d'euros, dont 220 millions d'aides publiques (Etat, collectivités, Oseo, UE), a indiqué le président de Lyonbiopôle, Philippe Archinard, vendredi devant la presse à Paris.
 
"Le champ de développement économique des PME, c'est vraiment là qu'on veut se focaliser", a-t-il expliqué, alors que Lyonbiopôle prépare la nouvelle étape de son activité qui ira jusqu'en 2015.

"A terme, on souhaiterait devenir, pour ce qui est de Lyon et Grenoble, l'acteur qui représente l'innovation et les PME dans les thématiques de la santé", a ajouté M. Archinard, également PDG de Transgene.

La prochaine phase de développement de Lyonbiopôle portera aussi sur l'élargissement du champ des thématiques de recherche (immunologie, nouveaux types de cancers) et la gestion de ses infrastructures. La plateforme Accinov ouvrira en septembre 2013 et l'Institut de recherche technologique (IRT) Bioaster sera opérationnel dans quelques semaines, selon Lyonbiopôle.

"Ce qu'il faut en France c'est développer des leaders (...) au moins européens", a souligné Philippe Archinard, en souhaitant voir en 2015 une dizaine ou une quinzaine de petites sociétés du secteur atteindre 250 salariés et créer des filiales.

M. Archinard a dressé un bilan positif de Lyonbiopôle, qui a récemment été audité par l'Etat sur sa phase 2 (2008-2011).

Les 110 projets de R&D ont conduit à la création de 10 nouvelles entreprises (start-ups) représentant 70 emplois, a-t-il précisé. "On espère faire plus à l'avenir", a ajouté M. Archinard, soulignant que 63 projets sont encore en cours.

Fondé au départ essentiellement par quatre grands industriels (BD, bioMérieux, Merial, Sanofi-Pasteur), Lyonbiopôle regroupe également aujourd'hui 80 PME de moins de 250 salariés et 8 ETI entre 250 et 5.000 salariés.

M. Archinard s'est toutefois dit "assez inquiet" quant à la situation financière des PME. "En 2012, on a peur que ce soit une purge pour une partie de nos membres qui vont avoir des besoins de financement importants", a-t-il déclaré.

AFP

Voir: http://www.leparisien.fr/lyon-69000/lyonbiopole-met-l-accent-sur-le-developpement-economique-des-pme-16-03-2012-1908933.php

Patrick Barbieri
PB VEILLE CONSULTING
L'information au service de l'entreprise

http://www.pb-veille-consulting.com